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La nouvelle scène electro brésilienne va faire monter la température

La nouvelle scène electro brésilienne va faire monter la température

Depuis le début du XXe siècle, le Brésil et son immensité géographique (sa superficie est 15 fois supérieure à celle de la France) ont imposé son goût pour la musique et la danse au monde entier. Mais surtout son éclectisme, que ce soit au travers de la samba, de la capoeira, de la batucada, de la bossa-nova, de la lambada, du funk carioca, de baile-funk, mais aussi du rock, de la disco, de l’électro ou de la new-wave…

Depuis une quinzaine d’années des artistes comme Amon Tobin, CSS, Bonde Do Role, DJ Marky, Tetine ou Gui Boratto n’ont eu de cesse d’hybrider électronique et traditions tropicales pour notre plus grande joie et aussi celle de nos jambes. À la veille des Jeux olympiques de Rio, on a été débusquer les futurs dieux de la musique brésilienne qui vous feront danser demain.

DIGITARIA : LES PLUS IBIZA

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Depuis la sortie en 2006 de « Teen Years », leur premier titre sur target="_blank">Gigolo Records (le label de DJ Hell), track qui marchait dans les traces de Miss Kittin & The Hacker, Daniella Caldenas et Daniel Albinati alias target="_blank">Digitaria ont fait évoluer leur musique. Leur rencontre avec Jamie Jones, qui les signera sur Hot Creations, les voit depuis quelques années adopter une house vocale et progressive, efficace selon l’expression consacrée et parfaitement taillée pour faire danser les bikinis d’Ibiza.

SELVAGEM : LES PLUS DISCO

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« Selvagem » en portugais, ça veut dire sauvage, et ce team, composé des deux DJ’s Millos Kaiser et Trepanado, a le don pour foutre le bordel sur le dancefloor lors des sets marathons de plus de dix heures, qu’ils organisent à Sao Paulo et Rio de Janeiro, et où ils invitent leurs potes Optimo, Horse Meat Disco ou Eric Duncan, capables, comme eux, de faire le grand écart entre disco, soul, funk, rock & house. Le défricheur Tim Sweeney ne s’y est pas trompé et a signé sur son propre label ces spécialistes du disco tropical avec target="_blank">une cover du ‘I Feel Love’ de Donna Summer sous 45 degrés à l’ombre.

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FATNOTRONIC : LES ROIS DE LEDIT

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Diplo (qui fait ses courses régulièrement au Brésil), James Murphy ou Fatboy Slim (devenu une superstar de ce côté de l’Atlantique) sont fans de ce duo composé de Gorki (ex-Bonde Do Role) et Phillipi (moitié du groupe Killer of the Dancefloor) qui se sont fait connaître il y a deux ans avec ‘Margarida’, edit irrésistible du tube de disco kitch ‘Felicidade’ d’Harmony Cats. Du coup, tout le monde trépigne pour signer les nouveaux petits rois de l’edit. Les 2 Many DJ’s ont sorti le très acid ‘Karma’ sur Deewer, leur propre label, et le label new-yorkais Razor-N-Tape nous enchante avec ‘Onde Anda’ un six titres qui flirte entre baléaric et tropical.

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TROPKILLAZ : LES DIEUX DE LA BASS

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Réunion au sommet entre DJ Zegon (star des producteurs brésiliens qui a travaillé avec Kanye West, M.I.A ou David Byrne, entre autres) et Laudz (plus jeune, mais meilleur espoir de la scène hip-hop locale), le duo Tropkillaz ne fait pas dans la dentelle et a fait de son mélange entre trap, bass music, électro et grooves latinos, sa marque de fabrique. Un petit concentré de tubes bangers qui ne font pas forcément dans la finesse, mais parfaits pour twerker en string à Copacabana.

KAROL CONKA : LA REINE DU HIP-HOP

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À 26 ans, cheveux rasés et colorés en violet, fringues fluo et baskets aux pieds, Karol Conka est une des rappeuses les plus respectées par le milieu du hip-hop brésilien, plutôt macho sur les bords. Son premier album, signé sur Mr Bongo, label londonien explorateur, est un joli concentré de post-baile funk, de rythmes atabaques (l’instrument rythmique préféré du Nordeste du Brésil), de basses ronflantes et d’un flow qui pourrait la faire aisément passer pour la M.I.A Brésilienne.

MC BIN LADEN : LE PLUS VIRAL

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65 millions : c’est le nombre de vues que comptabilise en quelques mois la vidéo ‘Ta Tranquilo Ta Favoravel’ de Mc Bin Laden. Jeune gamin des favelas, adepte du funk carioca (un dérivé criard et vulgaire né dans les favelas de Rio de Janeiro) depuis qu’il a 14 ans, MC Bin Laden, — avec cette petite bombe de funk brûlant aux rythmiques minimales et aux basses énormes, et surtout ce clip qui joue la carte de la déconne et du gras assumé — est la nouvelle star brésilienne et son mégatube tourne en boucle dans tout le pays.

CHICO DUB : LE PLUS DIGGER

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L’homme qui se cache derrière le pseudo Chico Dub a découvert la musique en écoutant du métal, avant de se passionner pour le dub, puis de tomber dans le bain de l’électro avec Prodigy et les Chemical Brothers. Depuis Chico Dub est devenu un des diggers les plus influents du Brésil avec ses compilations ‘Hi Brazil’ lancées en 2013 et qui en sont déjà à leur 10e volume. Des compiles en forme d’explorations tous azimuts de la scène électro brésilienne, entre classiques oubliés et talents futurs. Chico a ainsi découvert les passionnants Tropkillaz, et ses compilations, disponibles sur Bandcamp, sont guettées par les DJ’s pointus tout autour du monde.

VEKR : LE PLUS RNB

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Le jeune Victor Mota, originaire de Sao Paulo, cumule les casquettes de directeur artistique et de producteur. Depuis cinq ans, avec le collectif Coletivo Metanol FM qui œuvre à défricher de nouveaux territoires pour l’électro brésilienne, Vekr a développé un sorte de post-r’n’b mutant qui le rapproche de l’univers des Arca, Kelela (dont il vient de signer un fabuleux edit), Kaytranada ou FKA Twigs. À suivre, donc…

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DUBSHAPE: LES PLUS GERMAN LIKE

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Ale Reis et Joaao Lee sont deux DJ’s house qui ont décide de s’associer pour le meilleur comme pour le pire, en l’occurrence le meilleur puisque leurs productions se retrouvent aussi bien signées chez Kompakt ou Crosstown Rebels. Dans la lignée des Phonique, Gui Boratto ou Booka Shade, Dubshape réussit à la perfection la liaison entre une certaine idée de la house old-school (on pense parfois à Robert Owens) et la deep-house, telle qu’elle est chérie aujourd’hui.

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GUI BORATTO : LE PLUS CÉLÈBRE

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La petite quarantaine, le DJ et producteur Gui Boratto, est certainement un des artistes brésiliens parmi les plus connus aujourd’hui, mais surtout celui qui a remis le Brésil sur la carte des musiques à danser. Après quatre albums, dont le sublime ‘Chromophobia’ ou des anthems de techno mélancolique à la ‘Like You’, et une réputation de DJ qui n’est plus à faire, Boratto a décidé de lancer son propre label. D.O.C. Une plateforme dédiée à lancer les jeunes talents de l’électronique brésilienne, où on se ballade entre la pop discrète et chantée du ‘Two Strangers’ de AnT, l’électro très Depeche Mode de ‘Driven by You’ de M.A.S ou la techno musclée de ‘Balinese Death’ de HNQO, le jeune producteur qui n’arrête pas de monter.

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