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Les meilleurs "héritiers" de Disclosure

Les meilleurs "héritiers" de Disclosure

Alors que Disclosure fait une tournée triomphale pour son deuxième album, Caracal, la succession est déjà en marche. Parmi leurs frères spirituels, on a retenu ceux qui dessinaient le mieux les contours de la recette du succès des frangins Guy et Howard Lawrence, un savant mix entre house, UK garage et pop mélodique.

Tourist 

Ce Londonien de 26 ans sortira début mai sortira un très beau premier album, U, sur Method, le label monté par… Disclosure. William Phillips (de son vrai nom) s’y adonne à une électronique très humaine, teintée d’influences garage, chillwave, deep house, électronica et baléarique. Ce type très sage qui a étudié la musique à l’université a ressenti le besoin — lorsqu’il commençait à « déconner » à Londres (en sortant trop en club ?) — de partir vivre un temps avec sa mère à Brighton. C’est là qu’il a façonné son univers qui sait autant faire remuer les jambes que toucher les cœurs. Comme ses parrains, Guy et Howard Lawrence, il affectionne les featurings émotionnels (Will Heard, Lianne La Havas) sur des instrumentaux atmosphériques trippants. Parmi ses faits d’armes ? Il a coécrit le « Stay With Me » de Sam Smith et remixé Haim, Chvrches et London Grammar. Bref, cet homme qui vient sans doute d’ailleurs prouve qu’il est tout sauf un touriste dans la grande maison de la house moderne.


Bicep

brame&hamo

Ce duo irlandais exilé à Berlin a déjà un CV bien musclé. Brame et Hamo ont remixé Disclosure, joué pour Boiler Room et la BBC et enchaînent les dates à travers le monde comme en témoigne leur page Resident Advisor rempli à bloc. Leurs mixtapes enregistrés dans la chambre de Hamo sur deux Technics empruntées ainsi que leurs pépites méconnues de disco et de techno primitive postées sur leur blog Feel My Bicep en ont fait des légendes de l’underground. Les deux garçons travaillent actuellement sur un premier album de leurs propres productions. Ces dernières ont en commun avec celles de Disclosure de puiser autant aux origines de la deep house, de la dance et de la techno que dans la pop. Dans leurs sacoches, on trouve ainsi à la fois Chaka Khan, Joy Division, Samuel, Reel To Reel, Whitney Houston et Ohama. Des jeunes gens modernes, quoi.


Kidnap Kid

A 25 ans, cet Anglais originaire de Sheffield dont le vrai nom est Matt Relton pourrait réussir le même kidnapping de la dance d’antan pour la remettre au goût du jour que Disclosure avant lui. Passionné par le cinéma français (notamment par le film Alphaville qui a servi de titre à l’un de ses tracks) et diplômé en politique et criminalité de l’Université de Leeds, ce profil atypique aime utiliser des voix mélancoliques notamment féminines dans ses productions. Comme les auteurs de « White Noise » et « You & Me » l’ont très bien fait avec AlunaGeorge et Eliza Doolittle. Ses morceaux bénéficient ainsi d’un supplément d’âme qui les classe dans la catégorie « afters » sensuels plutôt que montées-drop de milieu de soirée.


Jimmy Napes

jimmyjimmyjimmy

James Napier, plus connu sous le sobriquet de target="_blank">Jimmy Napes, est un songwriter anglais et un chanteur londonien à belle voix dont l’univers s’avère très proche des frères Lawrence, dans leur versant le plus pop-soul. Cet ancien DJ de mariages a d’ailleurs écrit dans l’ombre des morceaux pour Disclosure (« Latch ») mais aussi pour Sam Smith (« Writing's on the Wall » sur la BO de Spectre), Clean Bandit (on lui doit le fameux « rather be ») et Mary J. Blige. En 2015, il a remporté le Grammy Award de la meilleure chanson pour « Stay with Me », co-composée avec Sam Smith et Tourist. C’est cette année-là que le dandy-nerd à lunettes a enfin osé braver la lumière pour sortir son premier EP, The Making of Me, sur Method Records, le label des frangins Lawrence qui savent décidément reconnaître la famille.


Ejeca

Garry McCartney (à la ville) connu sous le pseudo d’ target="_blank">Ejeca en club, a commencé à se faire connaître en 2012, soit deux ans après les débuts de Disclosure, en collaborant sur le morceau « You » avec Bicep et en publiant le EP Horizon. Le producteur à l’attitude très humble de Belfast a d’abord joué à fond la carte du revival house et garage. Puis au fil de ses morceaux et de ses podcasts, il a dévoilé une facette plus introvertie et mélodique. Sur la bombe hypnotique « Jalek », il évoque ainsi les morceaux les plus « chill » d’Aphex Twin ou une version sous Xanax d’Orbital. L’Irlandais a même eu les honneurs d’être signée par target="_blank">BPitch Control, target="_blank">Poker Flat et target="_blank">Last Night On Earth.


Gorgon City

Ce duo anglais se rapproche du côté le plus garage des morceaux des frères Lawrence. Les deux producteurs londoniens Kye « Foamo » Gibbon et Matt « RackNRuin » Robson-Scott possèdent également la même capacité que les compositeurs de Seattle à mettre au point des tubes dancefloor house habités par une voix entêtante. Parmi leurs collaborateurs ? Les très fréquentables Navigator, Klaxons, Rubi Dan, Janai, Yasmin, MNEK et Clean Bandit. Et la formule s’avère gagnante. Certains de leurs singles comme « Real » ou « Ready For Your Love » ont atteint les sommets des charts en Angleterre. Et leur album Sirens sorti en octobre 2014 a reçu un succès à la fois critique et public. Même les cultissimes Basement Jaxx ont fait appel aux deux garçons pour les remixer (« Back 2 the Wild »). Tremblez Disclosure, car cette «  target="_blank">city » prend de l’ampleur.

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