Music par Antony Milanesi 03.03.2016

Les punks et les thugs aussi friment en Boiler Room

Le rappeur Earl Sweatshirt et les punks Trash Talk ont participé à une Boiler Room inédite. Les fondus d’electro passent leur tour pour cette fois. 

La surprise est telle que les tweets à propos de cette Boiler Room fusent sans les voyelles : « WTF ? », « JPPLC ! », des abréviations aussi courtes que les morceaux de Trash Talk. Le groupe californien qui squatte cette Boiler Room fracasse son public à coups de guitares, esquinte les peaux de batterie comme il faut, et gueule des « fucking » à tout va dans les « fucking » micros. La session Boiler Room n’a pas son pareil, on était plutôt habitué à voir des minettes pleines de style se dandiner sur des sets de pointures du son electro comme, au hasard, Solomun.

Au même endroit et la même après-midi, les chanceux de L.A. ont eu droit à un non-moins surprenant DJ set de Earl Sweatshirt, le rappeur qui se vante sur sa vie pleine de nanas mais soigne son côté badass à coup de « je tiens ma bite et la joue prudent » dans sa mixtape  I Don’t Like Shit, I Don’t Go Outside (2015). Earl et Trash Talk appartiennent tous les deux à Odd Future Records, le label fondé par le collectif hip hop du même nom d’où s’est échappé Earl, et visiblement à l’honneur de cette Boiler Room inédite. Pour mémoire, Trash Talk a collaboré avec l’autre membre de Odd Future Tyler, The Creator sur le titre « Radicals ».