JE RECHERCHE
Kanye Loves Kanye Loves Kanye Loves Kanye Loves Kanye

Kanye Loves Kanye Loves Kanye Loves Kanye Loves Kanye

À l’image du ramdam médiatique précédant The Life Of Pablo, le septième album de Kanye West est un sacré bordel. Et à l’inverse des précédentes œuvres du prodige de Chicago, le dernier venu ne présente pas de vision sonique nouvelle et cohérente. Trop rapidement considéré comme bâclé, il suffit en fait de quelques écoutes minutieuses pour comprendre l’unité cette fois-ci narrative qui lie les morceaux entre eux, celui du journal d’un éternel insatisfait. Kanye nous avait pourtant prévenu en partageant une première tracklist découpée en trois actes. Puis en l’intitulant The Life Of Pablo. Lequel ? Lequel ? Lequel ? Mais Kanye West tout simplement. Voici La Vie de Pablo West, racontée en quatre actes et quinze chapitres.

Acte II : Lumières Décadentes

Chapitre 5 : « I Love Kanye »

 

Sur ce court freestysle d'interlude, Kanye West moque ceux qui veulent le retour de l'ancien Kanye, le Kanye réfléchi et accessible de la trilogie étudiante ( ses albums College Dropout / Late Registration / Graduation), le Kanye qui passait plus de temps à louer sa maman qu'à se louer lui-même : « Je déteste le nouveau Kanye, le moribond Kanye, le toujours rude Kanye, l'idiot des news Kanye / Je regrette le doux Kanye, refait tes beats Kanye / Je dois dire qu'à cette époque j'aurais aimé rencontrer Kanye ».

Toujours sur son nuage immunisé des remarques extérieures, la star ne s'excuse évidemment pas et insiste sur son indépendance. Personne ne peut changer Kanye, on ne peut que suivre son modèle : « Vous voyez, j'ai inventé Kanye, ce n'était pas n'importe quel Kanye / Et maintenant je regarde autour et il y a tellement de Kanye ! ». Pris à part, « I Love Kanye » est peut-être ce que le rappeur a fait de plus drôle et malin sur disque. Mais dans le contexte de The Life Of Pablo, il marque une nouvelle étape symbolique dans la virée égocentrique du personnage : en 43 secondes montre en main, il répète 25 fois (!) son prénom. Soit une fois toutes les 1,72 secondes.

Le tweet qui fait la diff'

 

Bonus : quelques remixes de « I Love Kanye »

width="100%" height="166" frameborder="no" scrolling="no">

width="100%" height="166" frameborder="no" scrolling="no">

Encore plus de Kanye et de Pablo avec la suite de notre décryptage, demain sur Greenroom.fr.

Acte I, Chapitre 1 : Yeezus est mort, vive Yeezy : « Ultralight Beam » et l’humilité en face de Dieu

Acte I, Chapitre 2 : Sexe à l’eau de Javel et malédiction paternelle : « Father Stretch My Hands »

Acte II, Chapitre 1 : Rien à faire du Kenya, Kanye est beau et « Famous »

Acte II, Chapitre 2 : « Feedback » du ghetto, « Feedback » à l’égo

Acte II, Chapitre 3 : Kanye est si classe qu’il s’admire au ralenti sur « Highlights »

Acte II, Chapitre 4 : Sur « Freestyle 4 », Kanye embrasse ses fantaisies sombres et détraquées

730KanyeLovesKanye