Music par Gaspard Labadens 16.02.2016

En haut de l’affiche du rap canadien : The Posterz

En haut de l'affiche du rap canadien : The Posterz

Le 16 février est célébrée la journée internationale du patrimoine canadien, un bon prétexte pour reparler de The Posterz, ce trio qui déchire (vous l’avez?).

Dans le paysage anglophone, les oreilles sont naturellement plus tendues vers le rap Etats-Unien.  Mais négliger le rap canadien, c’est comme parler de chanson française sans mentionner Jacques Brel. Et en cette journée internationale du patrimoine national canadien, on accroche sur The Posterz. Les trois rappeurs montréalais incarnent depuis un bail mais en silence la relève du rap québécois (aux côtés de Dead Obies ou encore Loud Lary Ajust).

Les débuts

Pour rappel, en août 2014, The Posterz ont fait une première sortie très remarquée avec l’EP Starships & Dark Tints. Le disque commence par le morceau préféré du trio en personne  : « All I Know ». De quoi se mettre immédiatement dans l’ambiance : c’est puissant.

Octobre 2015, les trois dudes poursuivent leur ascension avec Junga, un second EP à la couverture médiatique moins importante, pour un projet pourtant aussi punchy et efficace que le précédent. Une marque de fabrique se dégage en comparant les deux projets : la puissance du premier morceau de la tracklist, comme sur Starships & Dark Tints. En ouverture de Junga : « Bulalay » est une claque furtive, immédiate, violente. Le beat frappant de Joey Sherrett, producteur du trio, est attaqué par les flows corrosifs des deux emcees Husser et Kris the $pirit.

La suite

Alors qu’est-ce que l’avenir de nous réserve ? Rien d’autre qu’un projet solo prometteur pour Husser, rappeur charismatique du trio. Alors que son album G.R.F.T.Y. (Geto Rock for the Youth) est en gestation, le membre de The Posterz programme son émancipation avec « Name Another [email protected], produit par Ragers. Une manière de marquer un peu plus de son empreinte, et de celle de The Posterz, le patrimoine culturel canadien. Un freestyle imparable, mais qui selon l’intéressé est « banal comparé à ce qui arrive sur G.R.F.T.Y. ».