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Wagner: Discopéra

Wagner: Discopéra

Wagner n'usurpe pas l'identité de Richard, puisque c'est son vrai nom. S'il est bien décidé à forcer une filiation, c'est plutôt avec James Murphy. Pas pour son physique, moins affolant que le sien, mais tous deux peuvent se réjouir de faire danser les foules avec des hymnes électro-disco.

Après avoir étudié pendant un an les night-clubs à New-York pour sa thèse, Wagner est donc revenu à Paris passer à la pratique en embrasant le tout Paris, du Baron à la Flèche d'or en passant par l'International. Sa formule pour faire frétiller les clubbers va à rebours des performances électro planquées derrières les barricades de claviers. Wagner se pose en crooner, jouant avec le long fil de son micro qu'il lui permet d'aller au devant de son public. Et si l'on s'égare à l'imaginer ligoté entre ses câbles, c'est qu'il l'a bien cherché. Sa new-wave transpire la sensualité et son chant à demi-ensommeillé met tous les sens en éveil. Oh yeah.

Parisians do it better

A renfort d'italo disco,  Wagner donne même la leçon à Johnny Jewel du label Italians Do It Better, qui lui n'ose pas occuper la scène sans une muse en combinaison de lycra. Comme Jewel pourtant, Wagner oscille entre kitsch et classe, sans se dépareiller d'un certain humour, comme sur "Recession Song" ou l'enivrant "Change". A ce stade, James Murphy peut prendre sa retraite annoncée avec LCD Soundsystem: avec Wagner, les dancefloors ne resteront pas longtemps orphelins. Les dates du 22 mai à l'International pour la soirée Gonzai et du 1er juin au Point Éphémère avec Wow Magazine marqueront une nouvelle étape dans ce processus d'adoption.  

Charline Lecarpentier

http://www.myspace.com/wagnersyrup