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Alan Rickman : retour sur cinq rôles cultes

Alan Rickman : retour sur cinq rôles cultes

C'est un choc pour tout ceux qui ont grandi avec Harry PotterDie Hard ou Love Actually : l'immense Alan Rickman est décédé à 69 ans des suites d'un cancer. 

Severus Rogue, always

Alan Rickman s'est beaucoup illustré au théâtre, comme membre de la Royal Shakespear Company ou interprète génial de de l'odieux Valmont des Liaisons dangereuses (joué, entre autres, par John Malkovich au cinéma). Mais pour toute une génération, il était et restera Severus Rogue, le pas-si-méchant prof de la saga Harry Potter. Cheveux gras, diction incroyable, port de tête intimidant... L'Anglais y revêt avec brio la robe de sorcier. Après tout ce temps ? Toujours.

Hans Gruber, le meilleur méchant de Die Hard

Alan Rickman était excellent dans les rôles de méchants. La preuve avec Hans Gruber, faux terroriste allemand faisant passer une très mauvaise journée à Bruce Willis dans le premier Die Hard (aka Piège de cristal). A l'époque, Alan Rickman a 41 ans et vient tout juste d'arriver à Los Angeles. Un tout premier film pour cet habitué des planches : "Je ne connaissais pas du tout LA. Je ne connaissais rien à l'industrie du cinéma. Je n'avais jamais fait de film, mais j'étais très pauvre", confiait-il au Guardian en avril dernier. Il a failli décliner le rôle, mais s'est finalement laissé convaincre par l'humour du film et le fait que le casting comportait plusieurs acteurs noirs dans des rôles intéressants - nous sommes en 1988, ce n'était pas si courant. Il a bien fait :

Harry, l'atout charme de Love Actually

Ok, il y avait Hugh Grant dans Love Actually. Mais le Premier Ministre gaffeur n'est peut-être pas celui qui a fait chavirer tous les cœurs dans ce compte de Noël signé Richard Curtis (Quatre mariages et un enterrement, Coup de foudre à Nothing Hill, Le Journal de Bridget Jones, Good Morning England... Bref, tout le monde situe à peu près son style). Non, il y a Harry, directeur d'une agence de design à la classe très anglaise se faisant tenter par une secrétaire décidée. Alan Rickman réussit à ne jamais tomber dans la caricature avec ce rôle pourtant casse-gueule de mari au démon de midi. En plus, il est de très bon conseil en matière de premier rencard. Chapeau.

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Le sauveur de Robin des bois

Du Robin des bois, prince des voleurs de 1991, il n'y a pas grand-chose à sauver. Sauf, vous l'aurez deviné, la prestation d'Alan Rickman dans le rôle du Shérif. Pour preuve, Rickman, avec son petit air d'Edouard Bear, a reçu un BAFTA du meilleur second rôle tandis que Kevin Cosner a remporté un Razzie Awards du pire acteur.

De Sweeney Todd à Alice au pays des merveilles : la fidélité à Tim Burton

Alan Rickman joue au cinéma, au théâtre... Et chante. On l'a notamment découvert dans Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street, la comédie musicale à l'humour bien noir de Tim Burton - qui reprend pas mal du casting d'Harry Potter, d'ailleurs.

Une collaboration qui a visiblement bien fonctionné, puis qu'Alan Rickman apparaît au générique d'Alice au pays des merveilles : il y double la chenille Absalon. On pourra de nouveau entendre sa voix dans Alice de l'autre côté du miroir, produit (mais non réalisé) par Tim Burton et dont la sortie est prévue plus tard cette année. Son dernier film donc.

Evidemment, il est bien difficile de résumer la carrière d'Alan Rickman en cinq rôles seulement - qui plus-est en ce concentrant uniquement sur le cinéma. Que citer d'autres ? Des adaptations de livre comme Le Parfum ou Raison et Sentiments, un ange déchu dans Dogma (le quatrième film où apparaissent les Jay et Silent Bob de Clerks), Ronald Reagan dans Le Majordome, Louis XIV dans son propre film Les Jardins du Roi mais aussi le doublage du petit robot dépressif Marvin dans H2G2 : Le Guide du voyageur galactique. Et rien que pour ça, l'immense acteur de théâtre va également manquer au cinéma :