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Tristesse Contemporaine: Premier maxi

Tristesse Contemporaine: Premier maxi

Sexy, sombre, envoûtant, pas vraiment indie rock, ni complètement électro danse : la première signature extra club de Danton Eeprom sur son label Fondation est une belle surprise. Preuve qu’on peut aimer le clubbing et les basses Fender Precision Serie-L de 1965 (la colonne vertébrale de « 51 Ways To Leave Your Lover », c’est elle). Alors, qui se cache derrière l’incroyable blaze Tristesse Contemporaine ? Trois Parisiens. Ou plus précisément, trois habitants de Paris (c’est pareil ?), soit Leo Hellden, Narumi Herisson et Mau (un Suédois, une Japonaise et un Anglais). Mais plutôt qu’un disque d’auberge espagnole, leur premier maxi sonne comme la rencontre entre the XX avec 5 ans de plus, Death In Vegas au sortir de la cabine de sudation et un Tricky période "Pre Millenium Tension", le sourire (crispé) en plus.

Du less is more produit par l’auteur de Yes is more

Epure de la minimale, sons d’ampli, claustrophobie proche du câlin : en cherchant ses maux, Tristesse Contemporaine fait mieux que balbutier. Parfois, trois notes d’un clavier aérien peuvent vous sauver la vie. Et emporter la mise. Less is more, vraiment.

De quoi plaire à leur futur producteur, le sieur Danton Eeprom. Qui, avant de s’atteler à l’enregistrement de leur futur LP y va ici de son remix. Ou comment pousser le bouchon (et les potards) tout en respectant la retenue de l’original. Soit au final, 102 façons de quitter votre amoureux. Est ce triste ? Demandez à vos contemporains.  

Tristesse Contemporaine, Maxi // 51 Ways To Leave Your Lover // Fondation Records

http://www.myspace.com/tristessecontemporaine

Reno Vatain