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Un mois avant le Pitchfork Festival : qu'est-ce qu'on va aller voir ?

Un mois avant le Pitchfork Festival : qu'est-ce qu'on va aller voir ?

Il ne reste plus que trente petits jours avant le début du Pitchfork Music Festival Paris. Entre têtes d'affiche et belles découvertes, Greenroom vous dévoile son plan d'attaque. 

Pointue sans être totalement inconnue, diversifiée sans être incohérente : la programmation du Pitchfork Music Festival Paris plaît toujours autant - attention, c'est d'ailleurs presque complet. A un mois de l'événement, il est temps de rentrer dans les détails. Qui aller voir ? Quand ? Où ? Pourquoi ? Pour répondre à toutes ces questions existentialo-festivalières, on a épluché le line-up pour tenter d'écrire LE récap' du spectateur Pitchfork qui arriverait en touriste. Suivez le guide !

L'Opening Night, on ira pour...

... Le fait que ce soit Greenroom qui accueille ? Non, pas que. Construit comme un véritable marathon, cette Opening Night aura lieu dans trois salles parisiennes : le Badaboum, le Café de la Danse et la Mécanique Aléatoire. Si un concert ne vous enchante pas dans une salle, vous pourrez marcher deux minutes pour en découvrir un autre. Pratique non ? Mais pour éviter les allers-retours constants entre les différents shows, il vaut mieux bien organiser son planning. On ira donc applaudir Sam Dust au Café de la Danse, aka LA Priest, dès les premières notes de son excellent premier album Inji, et on restera voir Empress Of qui nous a bluffé avec son bizarre "Kitty Kat". Pour de la musique plus chill, rendez-vous au Badaboum pour SG Lewis, tandis que Speedy Ortiz amènera ses guitares saturées à la Mécanique Ondulatoire. Ça fera un mardi soir bien rempli mais, après tout, il n'y a qu'un Pitchfork par an.

Infos et places par ici

Le jeudi soir, on ira pour...

... Haelos, l'un de nos coups de cœur de cette édition, armé d'un EP sensationnel pour un voyage musical sans précédent. Après une mise en bouche dans le 11ème, quoi de mieux qu'une belle découverte pour démarrer la soirée du côté de la Villette, le fidèle bastion du Pitchfork Paris depuis maintenant cinq ans ! Et le reste du plateau concocté est remarquable. Beach House, célèbre duo américain connu pour sa dream pop mélancolique, présentera son dernier album Depression Cherry. Plus enjoué et foufou, les trublions de Deerhunter, emmenés par le charismatique Bradford Cox, dévoileront également les titres d'un nouvel album qu'on pourra écouter dès le 16 octobre. Quant à choisir entre l'extravagant Ariel Pink et l'élégant Destroyer, on préférera découvrir le déjanté Kirin J qui nous épatera autant par son style que sa voix qui se module d'une manière fascinante.

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Le vendredi soir, on ira pour...

... Tomorrow's Modern Boxes, le dernier album de Thom Yorke, en live. Nous trépignons d'impatience à l'idée de voir ce génie présenter ce précieux projet expérimental pour la première fois en France. Parce que nous en ressortirons très certainement apaisés, Battles viendra nous sortir de notre rêverie avec une formule pleine d'énergie que les membres du groupe défendent farouchement sur scène. Attention , ça risque de secouer sec sous la halle ! Pour se requinquer après avoir dansé comme des petits fous, rien de mieux que se laisser bercer par le flow de Rome Fortune, à qui nous devons d'ailleurs l'excellente mixtape loloU et qui se distingue par des inspirations 90's très appréciables à l'heure de l'auto-tune à tout va. Four Tet, déjà présent lors de l'édition 2014, animera une fois de plus une foule de danseurs avec un set mélangeant aussi bien des pépites orientales que de la techno.

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Le samedi soir, on ira pour...

... Danser ! Entre Laurent Garnier qui déchaîne toujours autant les foules, un back-to-back de folie entre John Talabot et Roman Flügel ou encore Ratatat, difficile de ne pas remuer pour le dernier soir des hostilités pitchforkiennes. Il y aura également de quoi sauter partout avec Run The Jewels, un live de Hudson Mohawke ou la soul du nouveau venu Curtis Harding ... Si bien qu'on serait presque tentés de conseiller le concert de NAO, aux ambiances bien plus calmes. Entre r'n'b, pop et électro (à une époque où ce n'était pas encore un gros mot, on aurait appelé ça du trip-hop), la Londonienne est capable d'à peu près tout faire avec sa voix... Jusqu'à ensorceler la Grande Halle un soir d'Halloween ? Le jeu de mot est facile, mais on n'espère que ça :

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Les afters, on ira parce que...

... On n'est pas fatigué ! Pour les plus vaillants d'entre nous, le Trabendo ouvre en effet ses portes les jeudi et vendredi soirs pour deux afters signées Red Bull Music Academy, de minuit à six heures du matin - posez vos RTTs. Et ce n'est pas parce que les yeux seront embués et les bâillements inévitables que la programmation a été bâclée. A ne pas manquer : Rustie et Stwo bien sûr. Mais il est également hors de question d'oublier les grosses basses venues de Detroit d'Omar S et le travail d'orfèvre électronique d'Andre Bratten, notre chouchou débarqué de Norvège que l'on avait découvert aux Trans Musicales l'année dernière.

Infos et places par ici pour la première, par pour la seconde. 

Nora Djaouat et Clémence Meunier
Crédit photo : Tom Spray