Music par Nora 25.09.2015

Disclosure revisite la house avec l’album Caracal

Après Settle sorti en 2013, les frères Lawrence sont de retour avec Caracal et une tonne de featurings explosifs.

Disclosure par-ci, Disclosure par-là, difficile de passer à côté du duo anglais depuis quelques mois. Il faut dire que la communication autour de la sortie du nouvel album Caracal a été menée d’une main de maître, dévoilant au fil des mois des featurings parfois inattendus et une série de clip futuristes. Les frères Lawrence, désormais plus expérimentés et surtout plus âgés, ont décidé de façonner cet album différemment du précédent opus. Quand ils ont sorti Settle, Howard et Guy étaient très attendus par la presse et les nombreux fans qui les avaient découvert à travers des précédentes productions oscillants entre UK garage et dubstep sur les EPs Offline Dexterity et Carnival. Cinq années après leurs débuts, désormais plus habiles à la production, ils affirment avoir réintroduit la house à la radio anglaise et présentent ce nouveau disque comme « meilleur que le précédent ».

A la première écoute, Caracal nous laisse sans énergie. Et oui,  l’édition deluxe comporte 15 titres et il faut assurément prendre son temps pour bien digérer les petites bombes qu’on découvre de part et d’autres de l’album. Bonne surprise, Howard a encore une fois habillée certaines chansons de sa voix, à l’image du tonitruant « Jaded » et du  groovy « Molecules »  dont le refrain entêtant est un agréable piège racoleur. Sur Caracal, on découvre des morceaux dont la recette house a été étudiée en détail pour offrir une équation parfaite, notamment sur « Holding On » où la voix de Gregory Porter soutient l’ensemble avec une grâce captivante mais aussi sur « Hourglass », l’explosive collaboration avec le duo Lion babe.

Dans les autres featurings ayant retenu notre attention, « Masterpieces » sort du lot car il offre une pause revigorante entre tout ces beats agressifs et on savoure entièrement ce répit jusqu’à la dernière note. Là, on est plutôt du côté de la ballade downtempo et le chanteur Jordan Rekei œuvre à merveille pour cette transition salvatrice. Les featurings avec Sam Smith, Lion Babe et Lorde sont très satisfaisants, pleins de vibes entre soul et house mais on reste cependant sur notre faim avec « Good Intentions » où la nouvelle sensation Miguel nous déçoit alors que son premier album était un vivier fantastique de propositions  r’n’b particulièrement séduisantes.

L’album tient ses promesses, un peu longuet dans sa version deluxe mais très appréciable tout de même si on se prépare à une avalanche de beats bien pêchus.

Caracal

Disclosure

  • Label: Island Records
  • Sortie: 25/09/2015
  • Note: