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On a écouté le nouveau Lana Del Rey et on l'a aimé

On a écouté le nouveau Lana Del Rey et on l'a aimé

On a l'impression d'avoir tout vu, lu, entendu sur la diva aux lèvres pulpeuses, sur sa moue, sa mélancolie, ses poses lascives et ses robes (trop) courtes, pourtant c'est sa musique qui devrait attirer l'attention. La preuve avec un troisième album aussi langoureux que fascinant.

Aujourd'hui sort le troisième album de Lana Del Rey, Honeymoon. Et après une histoire d'amour contrariée avec la pin-up des charts, depuis l'envoûtant « Video Games » d'il y a quatre ans, il nous offre une vraie lune de miel. Véritable retour au source après l'incartade rock aux côtés du Black Keys Dan Auerbach de l'an dernier, le disque renoue avec l'essence de ce qui fait la beauté de Del Rey. De la pop romantique, sombre, évanescente et cinématographique qui l'impose définitivement en héroïne mi lynchéenne-mi Timburonnienne.

A 30 ans, l'Américaine fait taire les mauvaises langues qui ne parlent que du botox de sa fameuse bouche, par son talent onirique et l'aura sensuelle de sa voix. Ce n'est pas pour rien qu'il se termine par une reprise (réussie) de « Don’t Let Me Be Misunderstood » de Nina Simone, dont le titre parle pour lui même. Comprenez-la. Lana n'est pas une icône glam de papier glacée, c'est une chanteuse, comme on en fait presque plus de nos jours. De celles qui font naître des images dans la tête quand sa voix monte et flirte avec les trémolos et donne des papillons dans le ventre.

Honeymoon possède la grâce des premières fois, celles où on a entendu -émue- « Blue Jeans » ou « Born To Die » et où on a eu le coup de foudre. Des morceaux aussi suaves et mélodiques que « Terrence Loves You », « Music To Watch Boys » ou « Salvatore » prouvent que les histoires d'amour ne finissent pas toujours mal.

https://play.spotify.com/album/5Y0viLQMeeXfwRh2Blx3BG