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Disclosure: "Cet album est meilleur et plus abouti que le précédent."

Disclosure: "Cet album est meilleur et plus abouti que le précédent."

Caracal, le second album de Disclosure, sort le 25 septembre et il semblerait qu'il soit l'album de la maturité. Après avoir fait le tour du monde plus d'une fois pour présenter Settle, les deux frères - Guy et Howard Lawrence - ont finalement pu se poser en studio pour préparer un album très attendu. S'ils sont connus pour être de vraies machines à tubes planétaires, ils ont cette fois-ci essayé de quitter cette étiquette pour explorer de nouveaux horizons. On a donc été à la rencontre d'Howard, le plus jeune des deux, pour un entretien où il s'est exprimé sur ce nouveau disque avec un grand enthousiasme. 

Comment s’est passée la production de ce nouvel album ?

On a été en tournée pendant très longtemps alors on avait hâte de se retrouver en studio pour travailler sur Caracal. On avait déjà beaucoup d’idées et on était très heureux de pouvoir enfin travailler dessus dans de bonnes conditions. Ça s’est plutôt bien passé car on était totalement surexcités en studio, ça bouillonnait d'idées dans tous les sens...

Avez-vous une routine quand vous êtes en studio ?

Oui, par exemple quand on travaille avec des vocalistes, par exemple Jeminah et moi-même sur cet album, on se met autour du piano et on écrit la chanson ensemble, un peu à l'ancienne. On trouve la mélodie, les chœurs, etc. Puis ensuite mon frère Guy commence à réfléchir aux beats et à la fin de la session on fusionne le tout, on arrange pour que ça ressemble à une chanson de Disclosure et non pas à une ballade au piano (rires).

Il y a beaucoup de featurings sur cet album, notamment avec Miguel, Sam Smith, et bien d’autres. Lequel préfères-tu ?

C’est dur de choisir mais je dirais Sam Smith car c’est probablement la personne que j’admire le plus dans le monde de la musique. On a eu beaucoup de succès ensemble pour notre première collaboration sur le morceau « Latch » mais au-delà de tout ça on est de très bons amis et je le respecte beaucoup.

En parlant de « Latch », penses-tu qu’un morceau de ce nouvel album aura le même impact mondial ?

On ne peut jamais prédire ce genre de choses mais j’espère que ce sera le cas. On a été sur des terrains nouveaux avec « Caracal », c’est totalement différent mais je pense que ça peut plaire tout autant voire plus. L’album a une autre identité, des vibes différentes. On doit juste attendre et voir mais je suis très fier de l’album tel qu’il est est.

Vous avez commencé la musique très jeune et votre premier album Settle est sorti alors que vous aviez respectivement 18 et 20 ans. Cet album est-il celui de la maturité ?

C’est vrai qu’on était très jeunes lorsque Settle est sorti, on était inexpérimentés et naïfs sur de nombreux sujets, mais ce n’était pas forcément une mauvaise chose car l’album reflète bien notre état du moment, tout allait si vite… Maintenant, pour Caracal on a eu une approche différente, on a appris beaucoup en terme de productions ces dernières années et on a mis tout ce savoir dans ce disque qui est plus lisse et moins brut que le précédent. Aussi, on connaît mieux le fonctionnement de l’industrie musicale, comment faire pour que les choses marchent bien. Clairement, cet album est meilleur et beaucoup plus abouti que le précédent.

Pour les singles de l’album vous avez eu l’idée de faire une série de clips afin d’illustrer vos chansons, comme ça s'est organisé ?

On aime beaucoup le cinéma, l’audiovisuel mais on n’est pas des réalisateurs pour autant. On voulait créer un univers visuel car on aime l’idée d’accompagner les singles d’une histoire, que les gens puissent s’identifier. On a pu travailler avec Ryan Hope qui est un réalisateur qu’on apprécie beaucoup et le résultat sous forme de trilogie est terrible. Pour l’idée c’est notre manager Sam qui y a pensé en premier et ensuite on a tous rassemblé nos impressions pour développer le scenario.

Sur l’album il y a des morceaux house fait pour faire danser et d’autres tracks plus lentes à la frontière entre l’electronica et le downtempo. Comment faites-vous pour mélanger ces styles différents et rendre l’ensemble homogène ?

On ne veut pas être vu comme les frères Disclosure qui font de la house. Ce style nous influence beaucoup donc on le retrouve forcément sur l'album mais on revendique aussi un héritage UK Garage. Et sur ce disque on a voulu montrer qu'on ne se limite pas à ces deux genres et qu'on peut très bien aller vers le r'n'b et plus généralement le hip-hop. On ne veut pas avoir d'étiquette house, et c'est pour ça que l'album pourra surprendre car on a fait des choix différents. La musique est souvent catégorisée par sa vitesse, je pense qu'on devrait plutôt se focaliser sur ses ondes, toute l'atmosphère qu'il y a derrière...

Quel est votre souvenir le plus mémorable ?

Avoir été classé numéro 1 des ventes au Royaume Uni nous a vraiment marqué, c'était une incroyable reconnaissance pour nous.

On connaît le meilleur et forcément maintenant on veut savoir le pire...

Il y a eu plusieurs shows qui se sont mal passés, comme cette fois en festival en Angleterre où on mixait depuis 20 minutes sous un énorme chapiteau qui a finir par s'effondrer à cause de l'eau qui stagnait au-dessus. Tout notre matériel a été fichu et on a dû arrêter de jouer du coup, c'était une scène presque apocalyptique.