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Producteurs de légende - Dernier chapitre : Philippe Zdar, hype as fuck

Producteurs de légende - Dernier chapitre : Philippe Zdar, hype as fuck

Le grand public connaît peu ou pas leurs noms et, pourtant, ils écrivent l’Histoire du rock, de la pop, du rap, du reggae et de l’electro au même titre que les musiciens. Greenroom a donc choisi de vous raconter l’histoire de certains des plus grands producteurs de tous les temps, d’authentiques démiurges et de vrais héritiers de Prométhée, Pygmalion et Frankenstein. Ladies and gentlemen, veuillez applaudir les… Producteurs de légende. 

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Dernier chapitre :  Philippe Zdar, hype as fuck

L'histoire de Philippe Cerboneschi alias Zdar relève du conte de fées pop. Il nait en 1967, pendant le Summer of Love et grandit en Savoie, bien loin a priori du monde de la musique. Les Sex Pistols le traumatisent et il se met à rêver de studios d'enregistrement, vous savez les lieux magiques qui existaient un peu partout sur la planète avant que les "studios de maison" les supplantent.

En 1987, grâce à une relation, il a l'opportunité de visiter un de ces sanctuaires. Il monte à Paris pour un jour et n'en repartira pas. L'ingénieur du son lui a demandé s'il savait rouler un joint. Il sait faire et est pris comme assistant ! Il rencontre le lendemain Jean-Philippe Bonichon et Dominique Blanc-Francard, les deux meilleurs ingénieurs du son de l'époque qui le prennent sous leur coupe. Philippe côtoie alors la fine fleur de la variété française : Étienne Daho, Serge Gainsbourg, Jane Birkin, MC Solaar...

En 1992, il franchit le Rubicon et effectue ses premières séances d'ingénieur du son et enregistre Dimitri From Paris puis Étienne Daho. La même année, il fonde le groupe Motorbass avec Étienne De Crécy puis, avec Hubert Blanc-Francard (fils de Dominique), Cassius (1996). Le mélange de house, funk et hip-hop de Cassius obtient un succès critique et commercial spectaculaire, le groupe s'imposant comme un des fers de lance de la French Touch et arrive aux cimes de la hype (une des conséquences étant la présence de bataillons de jolies filles à leurs concerts).

Zdar n'oublie (surtout) pas ses premières amours et continue de travailler comme ingénieur du son mais aussi producteur pour des pointures comme The Rapture, Phoenix, les Beastie Boys. Il définit son son comme "large et rough avec des basses et de l'air" et "toujours quelque chose d'underground, même pour les morceaux destinés au Top 50". Histoire connue, il n'a pas donné suite à une proposition du management de Madonna qui cherchait à donner un nouvel élan à sa carrière : bien vu, il a trop de goût pour s'associer au déclin de la Ciccone.

Olivier Richard