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Producteurs de légende - Chapitre 7 : deadmau5, digital kid

Producteurs de légende - Chapitre 7 : deadmau5, digital kid

Le grand public connaît peu ou pas leurs noms et, pourtant, ils écrivent l’Histoire du rock, de la pop, du rap, du reggae et de l’electro au même titre que les musiciens. Greenroom a donc choisi de vous raconter l’histoire de certains des plus grands producteurs de tous les temps, d’authentiques démiurges et de vrais héritiers de Prométhée, Pygmalion et Frankenstein. Ladies and gentlemen, veuillez applaudir les… Producteurs de légende. 

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Chapitre 7 : deadmau5, digital kid

Même le très sérieux newsmagazine US Time le considère incontournable : à 34 ans, le Canadien Joel Zimmerman (aucune relation connue avec Robert Zimmerman alias Bob Dylan) est un des artistes et producteurs de musique électronique les plus importants de ces dernières années.

Sa house music à la fois accessible et exigeante lui a permis de rejoindre le club des artistes electro "grand public", ce sans pour autant perdre sa crédibilité. Son pseudo (prononcer "dead mouse") serait à chercher dans son adolescence. En plein chat, l'ordinateur de Joël se mît à sentir le brûlé. Cherchant à le réparer, Le teenager entame le démontage de la machine et y trouve une... souris morte. Ses potes se mettant à l'appeler le "mec à la souris morte", il adopte le surnom qui lui est resté. En plus d'être un musicien hors normes, Zimmerman est aussi un génie du marketing. Il met au point un logo très réussi (la "mau5head"), une sorte de souris numérique, espèce de Mickey digital. Disney ne s'y trompe pas et ses avocats accusent l'artiste de plagiat. Après des années de joute légale, les deux parties, qui ont tout intérêt à s'entendre, enterrent la hache de guerre, une nouvelle preuve de l'importance de Deadmau5.

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Auteur de pas moins de sept albums et de plusieurs classiques ("Strobe", "Ghosts 'n' Stuff") Deadmau5 a, lui aussi, commis un sans faute, son nom étant désormais synonyme de musique électronique pour le grand public, surtout américain. Quelque part, son seul gros faux pas est d'avoir remercié Lady Gaga et David Guetta pour avoir "popularisé la musique électronique et lui avoir ouvert la voie du mainstream" un soir où il recevait un des nombreux prix de sa carrière. Franchement...

Olivier Richard