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Main Square Festival jour 2 : James Bay soulman, Muse grandiose...

Main Square Festival jour 2 : James Bay soulman, Muse grandiose...

Deuxième jour de concerts à la Citadelle d'Arras. On vous raconte.

09Nous voilà de retour au Main Square Festival pour une deuxième journée bien remplie. La météo est plus clémente que vendredi, et les festivaliers (de plus en plus nombreux) profitent d'un beau soleil sans pour autant brûler. Comme la veille, la journée démarre avec la prestation d'un lauréat du tremplin Main Square 2015 sur la Greenroom. Cette fois, c'est le duo A-Vox qui ouvre les hostilités. Composé d'un frère et d'une soeur, le groupe nous présente une électro-pop classique mais maîtrisée, soulignée par une imagerie colorée : cheveux rouges et baguettes de batterie fluos.

Sur la Main Stage, on verra passer plusieurs groupes aux styles similaires. Circa Waves, d'abord, dont le pop-rock énergique met en joie les festivaliers assez courageux pour être arrivés tôt dans la journée. Un concert techniquement très carré, et un groupe charismatique. Vient ensuite le tour de Twin Atlantic et de son rock énervé subtilement teinté de pop. Le quatuor chauffe très facilement l'audience sur fond d'artworks psychédéliques, et on en redemande.

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Retour sur la Greenroom à 17h30 pour le très bon concert de BRNS. Mais quel monde ! En quelques heures, le festival a vu naître une marée humaine, et ce sur les deux scènes. La formation belge en profite et livre un show si beau qu'elle en fait danser l'énorme assistance dans sa quasi-totalité. Le leader est chanteur ET batteur, et réussit l'exploit de combiner une technique parfaite sur les deux fronts, soutenu par ses trois confrères. Le tout donne un art-rock/indé tout ce qu'il y a de plus agréable.

La plupart du public commence à s'agglutiner devant la scène principale (beaucoup veulent garder une bonne place pour le concert de Muse à venir), nous laissant plus de place pour apprécier le live de James Bay. Le jeune anglais nous offre une heure de prestation sublime, pour le plus grand plaisir des connaisseurs (assez nombreux) comme des curieux. Transportés dans un autre univers, on se laisse séduire par le très beau timbre de voix du chanteur et par son jeu à la guitare. Les morceaux d'indie-pop prennent même une dimension soul sur scène, en témoigne une très belle reprise du titre "If I Ain't Got You" d'Alicia Keys.

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Pendant ce temps, c'est Rival Sons qui investit la Main Stage, pour faire hurler les guitares et nous faire profiter de la jolie voix du chanteur, nous rappelant parfois Led Zeppelin. S'en suit le show spectaculaire de Skip The Use. Le quintette lillois a l'habitude de nous impressionner sur scène, et le Main Square n'y échappera pas (et on a même joué à 1, 2, 3, soleil !). Pour rester dans le registre rock, c'est au tour de Royal Blood de monter sur la Green Room. Incroyable, l'énergie et le charisme du duo sont tels que l'on ne s'ennuie jamais. Et la formation occupe si bien la scène qu'on en oublie qu'ils ne sont que deux. Une valeur sure en live.

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Un peu avant 22h arrivent enfin ceux qu'on attendait tous. Ceux qui ont fait déplacer le public en masse. Ceux qui ont changé la Citadelle en une foule compacte : le trio anglais Muse. Si la réputation du groupe n'est plus à faire, beaucoup d'entre nous étaient curieux de découvrir leur dernier opus, Drones, sur scène. La sortie du disque avait créé la surprise en revenant à des sonorités très rock, alors que le groupe explorait des univers plus électroniques depuis quelques années. Le set s'ouvre sur le single punchy "Psycho", donnant le ton dès le départ. Ce sera un véritable spectacle ! Avec pluie de confettis et ballons géants. Techniquement, rien n'est à critiquer. Les parties instrumentales sont très bien gérées, et la performance vocale de Matthiew Bellamy est impressionnante. Chapeau.

Muse @ Main Square FestivalSamedi 4 Juillet 2015Citadelle d'Arras

Posted by Main Square Festival on samedi 4 juillet 2015

La soirée s'achève en beauté avec quelques artistes électro. Sur la Greenroom, c'est d'abord Charli XCX qui transforme le festival en énorme dancefloor. Le public est nombreux, et les fans sont au rendez vous, reprenant la majorité des titres en choeur. A chaque minute, la foule s'agrandit, tant et si bien que nous serons nombreux à entendre le concert sans vraiment le voir. Mais une chose est sûre, la voix est là, et l'énergie aussi ! Le public est plus posé lorsqu'arrive Fakear, en clôture. Les amateurs d'électro travaillée dégustent avec plaisir le live du Français. Ceux-là auront sans doute reconnu le génie du nouveau prodige de la scène électronique, qui nous emmène doucement dans son univers lumineux, au-delà des frontières.

Texte : Kelly Le Guen

Crédits photo : Nicko Guihal