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Solidays en coulisses

Solidays en coulisses

Et les artistes, comment est-ce qu'ils vivent Solidays ? Rencontre avec six groupes de cette folle programmation 2015, croisés entre deux concerts. 

Caravan Palace, 3ème venue à Solidays

CARAVANPALACE_SARAHBASTIN_

Pour vous, c'est quoi un festival solidaire ? 

C'est un festival qui n'est pas tourné vers les bénéfices à tout prix. Solidays aide les gens. Je ne sais pas si à notre échelle on aide vraiment les gens mais il s'agit de participer à une grande fête populaire qui met en avant un problème depuis bien longtemps. Solidays, c'est aussi un repère, à la fois pour toutes les associations et les artistes qui veulent s'engager. Je me souviens quand j'ai vu, gamin, Antoine de Caunes à la télé présenter la première édition de Solidays. Et je me disais "wouah, j'aimerais tellement jouer là-bas, ou au moins y aller !".

Un message à faire passer au monde ? 

Sortez couverts, mais faites l'amour !

The Do, 2ème venue à Solidays

THEDO_SARAHBASTIN_

Votre premier Solidays, c'était comment ? 

C'était la première date avec notre batteur Pierre Belleville. Je me souviens qu'on avait fait une intro que l'on n'a jamais réutilisée, Solidays a eu la primeur ! C'était en 2009, et je me souviens que Michael Jackson est mort juste avant que l'on monte sur scène, tout le monde a fait des hommages.

Quel concert voulez-vous aller voir ce soir ?

Olivia : J'irai voir Angus & Julia Stone.

On va les rencontrer plus tard dans la journée. Quelle question voudrais-tu leur poser ? 

Olivia : J'ai croisé Julia plusieurs fois, on est en train de devenir copines. Elle m'a dit qu'elle était la seule fille dans une équipe de 15. Ma question serait donc : quand est-ce qu'elle se décide à intégrer une fille dans son équipe ? Je lui conseille, c'est important qu'il y ait un peu d'équilibre quand même !

Isaac Delusion, 1ère venue à Solidays

ISAACDELUSION_SARAHBASTIN_

Bill Gates traîne sur le festival (le vendredi 26 juin) pour donner des conférences, écouter des concerts... Vous le croisez, vous lui dites quoi ?

T'as pas dix balles ?

C'est quoi pour vous un festival solidaire ? 

C'est une belle façon de donner une raison et une énergie supplémentaire à la musique. Ça donne envie de se surpasser pour une cause noble et utile. Je compare souvent les musiciens à des médecins, et j'ai l'impression que faire de la musique donne du plaisir aux gens, mais que ça reste fictif. J'aime cette idée de mélanger les deux, avec des événements comme Solidays. Je rêve que la musique puisse guérir les gens.

Il existe des chansons médicaments, qui apaisent, motivent... Ce serait laquelle dans votre discographie ?

"How Much You Want Her", notre dernier titre.

Feu! Chatterton, 1ère venue à Solidays

FEUCHATTERTON_SARAHBASTIN_

Elles sont comment les loges de Solidays ?

Il y a des hamacs, du jus de pomme au gingembre, des masseurs, des ostéos, des chiropracteurs, des poufs, une fontaine... On est super bien accueilli ! Les loges d'IAM qui sont assez impressionnantes : il y en a trois !

Vous voulez voir qui ce soir (samedi 27 juin) ? 

On n'aura pas le temps de voir Die Antwoord, mais au pire on veut bien juste un selfie avec eux (rires). On aimerait bien voir IAM aussi, et puis les copains de Grand Blanc.

Plutôt IAM que Rone ? 

Oui ! C'est un mythe IAM. On enchaînera sur Caribou et le régisseur va péter un câble parce qu'il faut qu'on ramène notre matos. (rires)

Hyphen Hyphen, 2ème venue à Solidays

HYPHENHYPHEN_SARAHBASTIN_

L'ambiance pendant votre live était géniale...

On avait l'impression de jouer à minuit, on était vraiment heureux, tellement que l'on a encore plus donné. C'était fou.

Santa, tu slames à chaque concert ? 

Non, pas forcément ! Il ne faut jamais se dire "ce soir je vais faire ça", il faut rester le plus honnête possible, laisser nos autres "nous" le faire. On se dissocie un peu sur scène, on sort du temps, de notre être, il faut se recentrer sur notre corps parce que sinon... Non, j'ai l'impression d'être hippie quand je dis ça ! (rires)

Vous avez un premier album qui arrive, et il sonne vraiment différemment que vos productions précédentes, plus pro... D'où vient ce changement ? 

Pour nous c'est la première fois qu'on s'exprime. Les autres EPs n'existent plus. Ils ont existé sur scène, on est hyper fier du chemin parcouru et c'est grâce à eux qu'on a pu faire 200 dates, mais en terme de musique et de discographie, cet album est notre première prise de parole. Ce changement, on l'espère ! On a mis un an à composer ça, sortir de nos références et trouver quelque chose de nouveau, de frais et d'original. On a aussi appris à travailler en studio, et on a réalisé nous-même notre album. Je ne sais pas par quel miracle, ni ce qu'il leur a pris, mais Parlophone nous a laissé carte blanche.

Lily Wood & The Prick, 2ème venue à Solidays

LILYWOODANDTHEPRICK_SARAHBASTIN_

Qui est-ce que vous voulez aller voir ce soir (dimanche 28 juin)

Nili : Par curiosité, j'aimerais bien voir Chinese Man, ça fait mille ans que je les vois à l'affiche des festivals.

Benjamin : Brodinski aussi, j'aimerais bien, je ne l'ai jamais vu qu'en club.

Chinese Man, Brodinski... Du beatmaking et de la techno, c'est assez éloigné de ce que vous faites !

Nili : On n'est pas fermé ! Mais c'est intéressant de voir ce qu'il se passe ailleurs, de découvrir, c'est important même. D'ailleurs j'aime beaucoup la techno, aller à Villette Sonique... Ce n'est pas parce qu'on fait de la pop que l'on écoute que de la pop à la maison !

Vous avez un album en préparation...

Notre album sort début octobre, on en est hyper fier. On est parti au Mali avec un ingé son pendant un mois et on a enregistré là-bas avec des musiciens et des choristes locaux. On a pris des risques et un tournant musical : c'est moins lisse, plus compliqué. On a bossé avec Dave Okumu qui a produit un album de Jessie Ware, on a avancé et on a envie de coller à ce qu'on est vraiment aujourd'hui.