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Solidays, jour 3 : Fakear hypnotique, Orignal Unit en parfait closing...

Solidays, jour 3 : Fakear hypnotique, Orignal Unit en parfait closing...

C'est passé si vite : voilà que Solidays est déjà terminé. Mais avant de sortir les mouchoirs, on vous raconte la dernière journée du festival. 

Pas facile de clore un week-end. C'est pourtant l'exercice auquel Orignal Unit, collectif de résidents des soirées Reclaim The Bass, a dû se prêter sur la Green Room. Ils ont fait le choix -- judicieux -- de maintenir la tension et les BPMs jusqu'aux toutes dernières secondes du set, histoire d'arracher d'ultimes gouttes de sueur aux festivaliers épuisés par trois jours de danse.

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Avant eux, la Greenroom a tremblé aux sons des sets des équipes du Tournedisque, du duo Get A Room! et de Faul & Wad Ad, qui ont servi une house terriblement dansante et tout à fait adaptée à l'atmosphère estivale. Il faut dire qu'une ambiance un peu particulière régnait sur ce dernier jour de festival : à partir de 20 heures, on a pu croiser une foule de jeunes gens verts, roses, jaunes ou oranges, la faute à Zebda et sa "color party". Voyant leurs camarades de fête ainsi recouverts de craie, beaucoup de spectateurs se sont lâchés sur le maquillage et autres gribouillages corporels -- on a croisé des bras avec le ruban rouge Solidarité Sida bien sûr, mais aussi des dessins grivois et autres "gratis" inscrits dans le bas du dos, ou encore des rayures tribales. Et s'il y a bien un groupe passé maître dans l'exercice des peintures de guerre, c'est Hyphen Hyphen, aux visages et bras toujours marqués de motifs noirs. Jouant tôt (16 heures), le quatuor a pourtant réussi à mettre une ambiance de dingue sous le chapiteau Dôme. On se souviendra longtemps de leur final sur "Just Need Your Love", pendant lequel la chanteuse Santa a slamé tout en continuant à chanter d'une voix impressionnante. Vivement l'album prévu pour le 18 septembre !

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Après l'émouvante cérémonie du Patchwork des Noms, rendant hommage aux victimes du Sida, les lives reprennent. Et c'est Yelle qui s'occupe de démarrer cette soirée de concerts, sous le chapiteau Domino, ouvrant son show avec "Une illusion". Toujours accompagnée par deux batteurs, Julie Budet n'a pas boudé ses grands classiques comme "Je veux te voir" ou sa reprise de "A cause des garçons". D'une robe (on nous souffle qu'il s'agit d'une Jacquemus) à une combi' bleu et blanche improbable, la chanteuse a offert à Solidays un concert comme d'habitude festif, agrémenté d'une choré sexy-débile sur son single "Bassin" -- de quoi l'avoir dans la tête quelques heures, merci.

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Direction Brodinski. Il est 20h15, il fait encore jour. Louis Rogé n'en a cure : venu défendre son album Brava, il n'a absolument pas lésiné sur les basses et les BPMs, offrant une heure de show surexcité, plus techno que hip-hop, en pleine journée. Et après avoir eu "Bassin" de Yelle dans la tête, Brodi s'y met en balançant en fin de concert "Us feat. Bloody Jay", son morceau-chewing-gum qui reste dans le crâne pendant quelques temps. "Bassin" et "Us" en même temps, drôle de mélange.

La soirée continue avec Fakear, pour lequel le public s'est déplacé en masse. Reprenant un de ses maintenant classiques ("Morning In Japan") dès le deuxième track du concert, le Caennais montre qu'il est aussi là pour contenter son public, et pas seulement jouer les morceaux issus de son dernier EP Asakusa"Il paraît que vous êtes fans de 'La Lune rousse' ?", a-t-il même demandé avant que les premières notes de son tube ne commencent à résonner sous le Dôme. Et des fans, il y en avait -- on a même entendu quelques "Mimi Mathy" en yaourt pendant la chanson. Il ne manquera pas, au fur et à mesure du concert, de remercier ses musiciens qui l'accompagnent maintenant en live, entre clavier, basse, batterie et violoncelle.

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Le festival se termine avec l'electro-swing de The Parov Stelar Band, dont la chanteuse-torero prouve, comme au Main Square l'année dernière, qu'elle a du coffre. La Greenroom est fermée, les festivaliers commencent leur périple pour les navettes ou le lointain métro, les bénévoles attendent impatiemment leur traditionnelle fiesta du dimanche soir... Et on se dit à l'année prochaine !

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Crédits photo : Sarah Bastin