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Cascades réelles, tournage chaotique... Les 5 choses à savoir sur "Mad Max"

Cascades réelles, tournage chaotique... Les 5 choses à savoir sur "Mad Max"

Le quatrième volet de la série de George Miller est sorti la semaine dernière, emportant l’adhésion du public et des critiques. Green Room vous dévoile les 5 choses à savoir sur la saga.

Le revoici, le revoilà. Après des mois de campagne de communication intense, le quatrième volet de la saga Mad Max est enfin sorti mercredi dernier, 30 ans après le dernier film avec Mel Gibson en vedette. Et en grande pompe, puisque le jour de la sortie française de Mad Max : Fury Road correspondait aussi à sa projection hors sélection au Festival de Cannes. Un constat s'est alors imposé : le film a le mérite d’avoir su susciter l’émoi à la fois des fans de la première heure et des cinéphiles plus tatillon.

Cette fois, c’est le Britannique Tom Hardy qui incarne ce héros à moto apparu pour la première fois à l’écran en 1979, évoluant dans un monde apocalyptique, sans foi ni loi, où le nihilisme est roi et l’action la seule règle qui vaille. Une vision du monde que le réalisateur compte encore creuser, puisqu’il a annoncé que ce nouvel épisode serait le premier d’une trilogie.

1.La malédiction Mad Max

Si le film a conquis les foules et rapporté 110 million de dollars au total pour son premier week-end. Il aura fallu 17 ans pour en arriver là. Le réalisateur portait ce projet de longue date, et plus précisément depuis ce jour de 1998 où, traversant une rue de Los Angeles, il pense à un quatrième volet. A croire que le bitume de la ville des anges inspire. Il reprend l’idée un an plus tard et prévoit de tourner en 2001. Mais avec une crise du dollar survenue au moment du 11 septembre, le budget explose et le projet renvoyé aux calendes grecques. Le tournage peut finalement commencer en 2010. D’abord prévu en Namibie, il est relocalisé en Australie pour des raisons de sécurité. C’est alors que des trombes d’eau inattendues atteignent le désert où doit avoir lieu le tournage : tout devient vert. Le film est alors à nouveau déplacé en Namibie.

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2.Tom Hardy n’était pas le premier choix

Entre 2001 et 2010, le projet prend de l’ampleur et l’équipe se penche sur le casting : qui pour incarner Mad Max ? Mel Gibson est d’abord pressenti pour reprendre le rôle c’est d’ailleurs grâce à la saga que sa carrière a décollé à 23 ans. Mais ses ennuis avec la police, son ex-femme et certaines déclarations publiques plus que douteuses le bannissent d’Hollywood et l’élimine de la liste des prétendants au rôle titre. Un autre nom émerge alors, celui d’une star montante que l’on a vu dans Le Secret de Brokeback Mountain et The Dark Knight : le talentueux Heath Ledger. Malheureusement, il meurt en 2008. D’autres noms sont alors cités, de Sam Worthington Paul Walker notamment. Ce sera finalement le nom de Tom Hardy qui sera annoncé en 2010.

PicMonkey Collage

3.Les effets numériques remisés au placard

A l’heure où le fond vert est devenu un personnage à part entière des films d’action, George Miller, fait de la résistance. Le réalisateur septuagénaire a choisi de tourner sans effets spéciaux numériques pour rendre le tout plus vrai. "L'animation, c'est comme évoluer dans le brouillard et voir les choses au ralenti, a expliqué George Miller à Première. Sur du live action, ce qu'il faut filmer est là, devant toi, tu dois avoir les sens en éveil pour ne pas rater le truc à l'instant où il se produit". Un choix qui n’a pas été sans conséquences pour les acteurs, comme l’a confié Tom Hardy. "Tu te retrouves sur des câbles avec peu d'habits, accroché à un harnais, a-t-il raconté au Mirror. Et dans une chaleur moite, il faut sauter, et essayer de rebondir en s'écrasant sur du métal, tous les jours durant six mois. J'ai eu l'impression d'être roué de coups. Sérieusement, c'était très dur".

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4.Un scénario ? Pour quoi faire ?

L’histoire de Fury Road ?  Une longue, très longue, très très longue course-poursuite avec des individus tous plus louches les uns que les autres. Dans la chaleur, la sueur et le sable. George Miller ne s’est donc pas embêté à écrire un scénario, il s’est en revanche fendu avec son équipe d’un story-board de 3500 pages. "Pas la peine d'écrire "regardez à gauche", "regardez à droite" etc., il suffit de le dessiner", a-t-il expliqué. Avis donc aux cinéastes en herbe, armez-vous d’un crayon de papier plutôt que d’un ordinateur si vous voulez faire un film à la sauce Miller…

5.Plus de 400 heures de rush

On sait bien qu’entre ce qui a été tourné et ce que l’on voit au final dans les salles obscures, il y a eu des heures de montage, des tas de prises jetées à la poubelle. Dans le cas de Mad Max : Fury Road, la folie de l’histoire semble avoir aussi atteint l’équipe de tournage : George Miller s’est retrouvé avec 480 heures de rush. C’est sa compagne et également monteuse, Margaret Sixel, qui a dû se coltiner le tout et a su faire le tri. "Elle a l'esprit bien plus mathématique que moi, elle est très intuitive et son seuil de résistance à l'ennui est particulièrement élevé", a-t-il confié. Elle n'avait jamais monté de film d'action.