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Entrez dans la ville du futur selon Google et Apple

Entrez dans la ville du futur selon Google et Apple

Apple a commencé le chantier de sa ville du futur, tandis que Google a présenté récemment son projet de cité. Avec le même credo : gigantesque et hyper connectée.

Plus de doutes, les mastodontes de la Silicon Valley que sont Google, Facebook et Apple comptent bien influencer profondément notre mode de vie. Alors que Facebook développe un casque pour voir la vie en 3D et que Google se penche sur notre santé, les deux entreprises se piquent aussi d’urbanisme, comme Apple, précurseur dans le domaine.

Et devinez quoi ? Il s’agit bien évidemment de villes hyper connectées, ultra modernes et centrées sur… le travail. Histoire que les employés soient toujours plus productifs. Des projets qui sont en définitive à l’image de la mégalomanie et de la démesure des entreprises qui les ont imaginées. Prenons d’abord Apple. La multinationale a été la première a développer cette idée, en 2006 avec "Spaceship", sorte de soucoupe posée sur le sol de 260 000 mètres carrés, tout en verre. "Apple Campus 2", dont les travaux ont commencé, accueillera les 13 000 employés avec cafétéria de 3000 places et verger central. Pour la modique somme de 5 milliards de dollars.

Chez Google, on a voulu mettre l’accent sur l’intégration de la ville dans son environnement, et plus précisément en travaillant sur la géographie de la Silicon Valley. Le géant de l’Internet a donc travaillé sur un lieu qui soit ouvert aussi aux gens qui habitent alentours, avec les architectes Bjarke Ingels et Thomas Heatherwick.

Les deux hommes ont imaginé des bâtiments transparents où la nature s’épanouirait autant qu’à l’extérieur, floutant les frontières entre intérieur et extérieur. Avec bien évidemment le mot le plus important de toute multinationale qui se respecte : flexibilité. Cela signifie des espaces de travail encore moins cloisonnés, où l’on voit tout ce qu’il se passe. Ou presque. Pas sûr que l’absence de coin à l’abri des regards soit voulue par les travailleurs…

Côté Facebook, on voit encore plus grand en réfléchissant à une ville ex-nihilo au coût pharaonique de 200 milliards d’euros et dont nous vous parlions il y a quelques semaines. Bienvenue à Zee Town, la ville Facebook pour ses employés (10.000) avec restos, appart' et même… dortoirs pour les stagiaires. Une vision de la vie et du quotidien - dans des villes-entreprises, un concept pas si récent explique The Guardian - qui donne moyennement envie.

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