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Six raisons d'attendre impatiemment Spectre, le prochain James Bond

Six raisons d'attendre impatiemment Spectre, le prochain James Bond

Nouvelle ambiance grâce à Daniel Craig, succès de Skyfall... On vous donne six bonnes raisons d'attendre avec impatience Spectre, le nouveau James Bond.

Parce que Daniel Craig a réinventé le personnage

On a tout de suite compris en découvrant la glaçante scène pré-générique de Casino Royale, censé réinitialiser la franchise en 2006, que le nouveau James Bond n’allait pas être aussi civilisé que ses prédécesseurs. Le doute n’était plus permis quand on le découvrait jouer les yamakasi en Afrique quelques minutes plus tard lors d’une scène de poursuite à pied, la plus haletante et spectaculaire que la série nous ait offerte.

Cela s’est confirmé depuis de films en films, Daniel Craig campe un 007 beaucoup plus réaliste et sec que ses prédécesseurs, qui se promenaient avec désinvolture dans des aventures désincarnées. Une sorte de retour aux sources pour l’espion au permis de tuer après des années où le personnage, incarné par Roger Moore, Timothy Dalton ou Pierce Brosman, n’était plus qu’un aristocrate dragueur gagnant grâce à des gadgets ridicules (franchement, elle servait à quoi l'Aston Martin invisible de Meurs un autre jour ?). Le nouveau James Bond n’est pas là pour rigoler. Plus voyou il est aussi plus humain (en clair, dans sa carcasse de sosie de Poutine un petit cœur bat). Du coup ses aventures sont redevenues crédibles et intéressantes.

Parce que Skyfall a renouvelé la franchise

Venant après un Quantum Of Solace à l’histoire bâclée à cause de la grève des scénaristes américains de 2007, Skyfall a réussi le tour de force de donner une épaisseur inattendue à cette vingt-troisième aventure de James Bond au cinéma. Fini les dictateurs fou et les «je veux devenir le maître du monde en déclenchant la 4ème guerre mondiale depuis ma base secrète », en opposant Bond a un ancien espion comme lui, bien décidé à se venger après avoir été abandonné par les services secrets, Skyfall tournait résolument le dos au style  « bande dessiné pop », si amusant dans les années 60 mais devenu singulièrement ringard de nos jours. En plus le film dévoilait pour la première fois la jeunesse de Bond, ce qui lui donnait une dimension supplémentaire, et se payait même le luxe de tuer l’un des personnages centraux de la série, M, le supérieur de Bond incarné depuis sept films par Judi Dench, tout en présentant plusieurs nouveaux acteurs.

Dans Spectre il y aura donc un nouveau M, joué par le toujours élégant Ralph Fiennes, un nouveau Q, plus jeune que les précèdent puisque le monsieur gadget de la franchise est dorénavant incarné avec une décontraction toute juvénile par Ben Whishaw, et une nouvelle Moneypenny, la secrétaire éternellement amoureuse de Bond, incarnée par la beauté noire Naomie Harris. Bref, Spectre repart presque à nouveau à zéro.

Parce qu’avec Sam Mendes il y a un vrai réalisateur aux commandes

Charlie and the Chocolate Factory - opening nightHonnêtement qui se souvient de la filmographie de John Glen, Guy Hamilton ou Lewis Gilbert ? Les réalisateurs qui se sont succédé sur la série ont toujours été d’honnêtes artisans enrôlés pour leur savoir-faire technique plus que pour leur vision d’auteur. Avec Sam Mendes, qui signe avec Spectre son deuxième James Bond, c’est différent. Avant de tourner Skyfall en 2012 le Britannique avait déjà signé quelques films aussi personnels que réussis. On se souvient d’American Beauty qui suivait la désagrégation d’une famille américaine typique, du très original film de guerre Jarhead ou des Noces rebelles avec Leonardo Di Caprio et Kate Winslet. Bref, pas le genre d’homme à se retrouver aux commandes d’une grosse machine d’action sans profondeur, ni personnalité. Avant de rempiler, Sam Mendes a manifestement beaucoup hésité et des informations contradictoires quant à son retour derrière la caméra ont longtemps circulé. On ne lui fera pas l’affront de penser que le montant du chèque (qui a certes forcément pesé) a été l’unique raison de son choix. Comme il l’explique, dans une brève vidéo promotionnelle, c’est avant tout l’histoire qui lui a donné envie de remettre le couvert. De ce scénario qu’on nous promet dans la veine plus réaliste et complexe qui a fait le succès de Skyfall, on ne sait pas grand-chose, tout au plus que l’histoire mettra Bond au prise avec l’organisation Spectre, déjà apparue dans plusieurs films, mais avec une incarnation moins rocambolesque que par le passé. On en saura également un peu plus sur la jeunesse de Bond. Quant à Sam Mendes, il laisse planer le mystère en dévoilant qu’un des enjeux du film est de savoir si "Bond peut encore mener la vie qu'il a toujours menée et continuer à faire ce qu'il fait". Rassurez-vous, la réponse est oui a priori.

Parce que le casting est impressionnant et très francophile

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Si la série des James Bond a toujours été un who’s who des acteurs (et actrices) les plus en vue de chaque époque, le reboot de la série a débuté avec l’une des sculpturales actrices françaises de ces dernières années, Eva Green, qui irradiait dans Casino Royale. Après Bérénice Marlohe dans Skyfall, autre “girl” française aux charmes redoutables, c’est à Léa Seydoux qu’il incombe d’endosser le rôle de l’irremplaçable femme fatale prompte à enflammer le cœur de pierre de 007. Mais Seydoux ne sera pas la seule Française à incarner la touche glamour dans ce James Bond 24, puisque Monica Bellucci, française de cœur, est aussi annoncée en James Bond girl (notons au passage la grande nouveauté que peut être la présence d’une James Bond girl de plus de 30 ans). Et comme si la francophilie avérée du casting ne suffisait pas, c’est l’Autrichien polyglote Christoph Waltz qui prêtera vie au super-méchant de Spectre. On sait que quand le méchant est réussit (ce qui était le cas dans Skyfall) c'est un gros plus pour le film. Avec Christoph Waltz, inoubliable dans Inglorious Basterds et Django Unchained de Quentin Tarantino mais atrocement cabotin dans Green Hornet ou Big Eyes le nouveau Tim Burton, tout est possible, le meilleur comme le pire. Parions sur le meilleur. Comme rivale à Léa Seydoux, Sony Pictures a annoncé le mardi 11 mars l'arrivée au casting de la Mexicaine Stephanie Sigman. Et puis si cela ne suffit pas, Dave Bautista, vu dans Les Gardiens de la Galaxie, clôture cette impeccable distribution en interprétant le bad guy musculeux de service.

Parce qu’on nous promet au moins une scène de poursuite incroyable en plein Rome

Qui a vu Skyfall a encore en mémoire l’incroyable poursuite sur le toit des wagons de train et la bataille à coups d’engin de chantier suivie de la “mort” de James Bond. Une entrée en matière époustouflante que l’on espère voir dépassée par la scène de course-poursuite en voiture dont les premières images ont récemment fuité sur Internet.

Si l’excitation grandit autour de cette scène nocturne, c’est qu’elle a été particulièrement compliquée à filmer. Comme le tournage avait lieu dans le quartier historique de Rome, la production a dû composer avec les craintes de la municipalité et du Vatican qui s’effrayaient d’éventuelles détériorations du cœur de la ville. Dire qu’il faut désormais attendre le 11 novembre pour découvrir cette lutte motorisée à vitesse maximale entre l’Aston Martin DB10 de Bond et son poursuivant installé au volant d’une rutilante Jaguar C-X75 rouge.

Parce qu’on attend de savoir qui après Adèle chantera le générique

Avec le générique de Skyfall, pour lequel elle a obtenu l’Oscar de la meilleure chanson originale, Adele nous avait replongé avec délice dans les classiques du genre, l’époque où Shirley Bassey chantait “Goldfinger”, “Diamonds Are Forever” ou “Moonraker” ou Nancy Sinatra s’emparait de “You Only Live Twice”. Un retour aux orchestrations plus symphoniques et aux voix féminines tellement présentes que l’on sait immédiatement que c’est bien un James Bond qui va débuter. Pardon donc aux bellâtres norvégiens de A-Ha (“The Living Daylights”), aux ébourrifés Duran Duran (“View To A Kill”, thème de Dangereusement vôtre) ou même à l’improbable duo Jack White & Alicia Keys (“Another Way To Die”, thème de Quantum Of Solace) et à la pop star Madonna (“Die Another Day”), jamais rien ne nous plongera mieux dans un James Bond que cette alliance voix/cordes (mention honorifique tout de même à l’éternel “Live And Let Die” de Paul McCartney & Wings). Si on ne sait pas encore qui aura l’honneur de personnifier la chanson-titre de Spectre, certaines rumeurs évoquent la jeune Anglaise FKA Twigs. Ce serait bien, non ?