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Sourya : Pop on the Rocks

Sourya : Pop on the Rocks

Révélé en 2005 au Sheebeen (le bastion de la scène baby-rock), Sourya a grandi plus vite que les rockeurs en culottes courtes. 

A chaque interview, l’influence de Radiohead revient sans cesse : dites nous plutôt qui ne vous a pas influencé, ce sera plus drôle.

La mauvaise musique ! Enfin j’espère ! la Nouvelle Star ! L’autre jour j’ai regardé, c’était affligeant… Bon sinon, dans les styles qu’on aime, pour parler de Radiohead justement, quand ça part dans l’excès, on aime pas : Muse, trop lyrique, Coldplay, Keane, trop mélo.

Le morceau "Anatomy Domine", c’est un hommage à Dexter, Pink Floyd, rien de tout ça ?

Dexter, je sais pas, disons plutôt Nip Tuck, car c’est une chanson sur le culte du corps, le refus de vieillir, même si j’adore Dexter ! Pour Pink Floyd, c’est juste un clin d’œil. Au moment où j’écrivais le morceau, j’écoutais un live où ils rejouaient leurs vieux morceaux et je trouve que le refrain d’"Astronomy Domine" est vraiment génial.

A longueur de papiers, je lis "Sourya, électro pop" : j’ai dû rater un épisode mais sur disque, c’est clairement pop, non ?

(Rires) C’est vrai qu’on est plutôt un groupe électro, la guitare et le chant étant les seuls éléments plus ou moins « humains » de notre line-up sur scène. Mais au moment de faire l’album, on avait peur que les sons électroniques soient trop connotés : difficile d’être intemporel avec des machines. Donc sur disque, l’électro, c’était plus des effets de production. On a voulu mettre l’accent sur les mélodies.

Paraît que sur scène, vous êtes alignés tous les quatre derrière des machines : pourquoi poser avec une guitare sur les photos ?

Parce que je joue de la guitare ! J’ai mon ampli à lampe gigantesque, qui prend beaucoup de place dans le camion mais quand tu joues, ça envoie du lourd ! Difficile à remplacer, une guitare…

Sur "The ballad of star Gigolo", avouez quand même que c’est impossible de ne pas penser à Radiohead ?

Evidemment ! Au début, ça me faisait chier mais maintenant j’assume complètement mon influence Thom Yorke. C’est d’ailleurs le morceau où on a décidé de placer toutes nos influences et c’est celui qui sonne le plus "bright pop".

Le solo à la fin, fallait oser, non ?

Ca c’est mes vieux relents de hard rocker ! En fait, c’est un gros hommage à Slash. J’y reprends tous ses gimmicks et ceux d’Hendrix. Bon, j’ai pas la même technique, hein ! Et si dès fois je me dis qu’il y a trop de notes, j’avais vraiment envie de le faire !  

Sourya // « Dawdlewalk » // IOC (Discograph)

http://www.myspace.com/sourya

Propos recueillis par Reno Vatain