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La recette du succès de Drive expliquée en 3 minutes

La recette du succès de Drive expliquée en 3 minutes

Un blogueur ciné a décortiqué en trois minutes la construction des plans de Drive pour expliquer la richesse du film. Passionnant.

Il est certains blogueurs géniaux qui font de leurs considérations sur le cinéma de vraies petites pépites. C'est le cas de l'Américain Tony Zhou qui décortique le cinéma pour nous en expliquer les ressorts avec ses vidéos intitulées « Every Frame A Painting ». Après Akira Kurosawa, David Fincher ou Micheal Bay, il s'attaque à Nicolas Winding Refn et son film Drive dans une nouvelle vidéo.

Le long-métrage hyper stylisé – on se souvient du générique avec vue aérienne de Los Angeles plongée dans la nuit et le titre apparaissant en lettres fushia sur la musique de Kavinsky – avait séduit spectateurs et critiques. Tant par la présence de Ryan Gosling pour les cœurs d'artichauts que par son esthétique soignée. Tony Zhou nous explique pourquoi le film avait tant plu.

Pour ce faire, il a divisé l'écran pour certaines scènes, afin de montrer comment le réalisateur danois en chorégraphiant les déplacements de ses acteurs et leur position dans le cadre parvient à raconter plusieurs histoires en un seul plan. Des plans qui suivent souvent rigoureusement des lignes géométriques : rayures d'un carrelage, lignes tracées par les bords d'un cadre photo. Le tout suivant le système géométrique du quadrant, c'est-à-dire la division d'un plan en quatre. 

L'un des « trucs » récurrent mis au jour par Tony Zhou est la division en deux des images, la partie gauche et la partie droite sont chacune exploitée pour raconter un morceau de l'histoire. Comme ci-dessous, où l'image se divise en quatre, avec le visage de Mulligan à gauche, celui de Gosling à droite dans le miroir, les deux étant dans la partie supérieure de l'image, tandis que la partie inférieure montre une photo de famille. Une multitude d'informations se confrontent donc.

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Un agencement qui peut paraître simple mais que le talent de Refn détourne pour surprendre le spectateur souligne Tony Zhou qui rappelle que pour faire de bons film, steady cam et autres accessoires ne sont pas indispensables. Il faut surtout être ingénieux, et bien exploiter l'espace.