JE RECHERCHE
Tigersushi : More G.D.M.X.

Tigersushi : More G.D.M.X.

Dix bougies à souffler ? Tigersushi troque le gâteau contre deux galettes et joue sa couronne à compil ou face. Un côté pop extraverti, un autre plus expérimental mixé par Joakim, co-fondateur du label tigré, voilà ce qui attend vos oreilles au dessert. Mais avant de s’empiffrer, un peu d’histoire.

En 2000, le suscité Joakim et Charles Hagelsteen créent le site www.tigersushi.com. Son but ? Devenir une sorte d’encyclopédie musicale tendant des ponts entre la musique d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Un an plus tard, le site devient un label. De collaborations (Kill the Dj et Ivan Smagghe) en remix en passant par les rééditions de rareté (Cluster, Material, Max Berlin) sans oublier la signature d’albums pas forcément électro (Poni Hoax), le label prend de l’amplitude. Une décennie et une crise du disque plus tard, il peut fièrement bomber le torse, à l’instar de leurs confrères de Record Makers : Tigersushi mord encore. Fin du discours et place aux deux galettes.

Côté pile donc, un copieux aperçu du catalogue de la bête : Poni Hoax et son tubesque « Antibodies », le très Suicide « Château rouge » de My Sister Klaus, le trash punk de Panico ou encore l'hommage à Bambi « Americhael » de Principles of Geometry et ses orgies de vocoder et de synthés bodybuildés. Côté (obscur de la) face, Joakim remixe tout ce petit monde : le dancefloor fait des grimaces et la température chute ; pas l’intensité. « XXX » fait ses hommages à John Carpenter, « Crackboy » passe sous le zéro et refile des sueurs froides et « J’ai peur » n’a jamais aussi bien porté son nom. Les galettes avalées, restent à vous retrousser les manches pour remettre le couvert. Mais attention: Tigersushi, ça se mange toujours à deux mains.

http://www.tigersushi.com/

Tigersushi 10 years // More G.D.M.X / CD1 « Easy », CD2 « Hard » //  Tigersushi records

Reno Vatain