JE RECHERCHE
Quand les hommes se louent comme des Vélib'

Quand les hommes se louent comme des Vélib'

Certaines doivent en rêver, d'autres l'avoir en horreur...Les hommes seront-ils un jour "disponibles à la location" comme des Vélib' ? C'est en tout cas ce que deux cinéastes en herbe ont imaginé dans le court-métrage Je suis Célib', réalisé pour le concours Nikon.

Peut-on choisir un homme comme on loue un Vélib'? Si l'image peut faire sourire et sembler absurde, les jeunes réalisateurs Jérémie Poppe et Bruno Vassallo l'ont rendue réelle, du moins le temps d'un court-métrage. Dans Je suis Célib', leur petit film pour le Nikon Film Festival, les mâles se louent à l'heure et s' échangent selon ses envies et occupations du moment. On y croise par exemple, comme on les rencontrerait sur Tinder, le "créatif", "l'attentionné" ou encore "l'intellectuel".


Durant les 140 secondes imparties aux réalisateurs, la comédienne Elodie Varlet passe donc sans complexe du trentenaire qui s'imagine déjà "partir loin d'ici et avoir des enfants", au barbu intellectuel qui expose sans retenue sa vision de l'exposition, en passant par le bodybuildé en débardeur censé la soutenir durant son cours de sport. Quitte à briser quelques coeurs au passage.

Pourtant, lorsque la mère de la protagoniste s'impatiente de rencontrer le "chéri" de sa fille le soir même, le choix s'avère délicat. Le dernier homme "disponible à la location" sur la borne la plus proche est, à l'image du dernier Vélib', embarqué par quelqu'un d'autre sous les yeux de la jeune fille. La laissant désemparée. Cette dernière va donc devoir se rabattre sur un type au crâne rasé, tatoué et vraisemblablement plus amateur de soirées beauf que de dîners familiaux. La mère appréciera l'éructation de ce dernier à la fin du repas. Un court-métrage comique qui laisse transparaître un sujet qui l'est moins : la consommation à outrance des relations humaines à l'ère des sites de rencontres.