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Styliste, designer, cuistot... Les 5 vies de Pharrell Williams

Styliste, designer, cuistot... Les 5 vies de Pharrell Williams

Alors que la collection issue de la collaboration entre la marque Adidas et Pharrell Williams sera entièrement dévoilée le 25 novembre, Green Room Session fait le point sur les folles vies de l’artiste américain.

Pharrell Williams est un peu comme les chats. A l'instar des petits félins, le chanteur et producteur semble avoir reçu en don celui de vivre plusieurs vies, mais toutes en même temps. Macarons pour Ladurée, baskets pour Adidas, mobilier à la très chic galerie parisienne Perrotin... L’homme est partout à la fois, et rarement là où on l’attend. Le célèbre concept store parisien colette avait même organisé une "Pharrell Week" en octobre pour proposer une "rétrospective" - rien que ça - des différentes collab’ de l’artiste américain.
Entre marketing et véritable engagement, on hésite un peu. Toujours est-il que la stratégie est payante pour les marques comme pour lui. Les premières sont sûres d'écouler des milliers de produits grâce à son seul nom, tandis que le garçon s’assure de ne jamais disparaître trop longtemps des spotlights médiatiques.

1. Pharrell la fashionista

Au commencement, il y eut Billionaire Boys Club en 2003 et Ice Cream en 2005. Deux lignes de fringues qui marquent les premiers pas de Pharrell Williams en tant que styliste associé. Avec Nigo, fondateur de la marque de streetwear A Bathing Ape, il lance ces deux marques au positionnement luxe mais hip hop. Et ce n’était qu’un début ! En 2006, l’artiste prend du gallon en dessinant une paire de lunettes façon Scarface de Scorcese pour Louis Vuitton. Une collab’ qui coïncide avec les débuts de la grande histoire entre la marque au monogramme et les rappeurs U.S. Suivront les doudounes Moncler en 2008 et 2013, Uniqlo en 2014 et surtout son partenariat avec Adidas en 2014.

La marque aux trois bandes, avec la réédition de ses célèbres Stan Smith, a flairé le bon filon en proposant à diverses célébrités de s’associer à son nom. Le couturier belge Raf Simmons les a dessinées en monochrome, quant à Pharrell, il a sorti une première collection en mai : 10 exemplaires peints de sa main et, évidemment, vendu chez colette, ont suivi celle en texture de balle de tennis en octobre. On attend la prochaine édition le 25 novembre avec impatience !

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2. Pharrell le cuistot

Non content de truster les rayonnages des boutiques pointues, Pharrell Williams squatte aussi les fourneaux. Et c’est la très chic et très classique maison Ladurée qui a invité l’artiste à réinventer ses célèbres macarons. En octobre, à l’occasion de ses quatre concerts donnés au Zénith de Paris, le producteur s’est une nouvelle fois acoquiné avec colette pour proposer des macarons goût Coca-Cola ou cacahuète.

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Pharrell Williams a beau afficher son penchant pour les belles choses, il reste un pur Américain, adepte des saveurs acidulées et chimiques. Pas sûr que ces macarons aient été les meilleurs de la maison française mais ils ont dû se vendre tout de même comme des petits pains. La série en édition limitée s’est écoulée en boîte de six, pour 17 euros. Cela a quand même un peu plus de classe que le Pharrell Burger - à la recette ultra classique si ce n’est la sauce un peu piquante paraît-il - qui avait été lancé au Japon par le chanteur et son pote Nigo, propriétaire du 2-5 Café à Tokyo.

3. Pharrell le designer

Et pour vous convaincre que Pharrell est aussi un esthète, parlons de son exposition à la galerie Emmanuel Perrotin à Paris en 2008. Le lieu d’abord, une galerie d’art contemporain ultra pointue où JR, Sophie Calle, Ryan MacGinley et d’autres grands noms de la scène artistique mondiale exposent. Pas de la gnognote en clair. C’est donc là que Pharrell Williams a exposé pour la première fois. En toute simplicité.

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Les visiteurs pouvaient y voir le mobilier imaginé par l’artiste : deux chaises fabriquées en 8 exemplaires dont les pieds ont été remplacés par des jambes dans le cadre d’une exposition intitulée "Perspectives" : "Pour sa première exposition en galerie, Pharrell a créé du mobilier de couleurs vives et aux surfaces lisses et brillantes, pouvait-on lire dans la présentation de la galerie. Deux chaises seront présentées : la première avec les pieds en forme de pattes de lion, et la seconde avec les pieds de forme humaine. Les chaises seront déclinées en plusieurs couleurs, avec un choix pour l'assise en peau de veau ou en cuir. Pour ces deux modèles, Pharrell Williams a détourné des exemples de mobilier classique pour les mettre au goût du jour, façon hip-hop : teintes vives et matières sensuelles".

4. Pharrell le sculpteur

Mais cette incursion dans la monde de l’art contemporain ne s’arrête pas là, oh que non ! Pharrell Williams s’est aussi essayé à la sculpture. Et encore une fois le cadre n’était pas des moindres, puisqu’il s’agissait de l’Art Basel de 2009, foire d’art contemporain ultra réputée. Cette fois, il s’associe avec Takashi Murakami - également de l’écurie Perrotin -, artiste japonais connu pour ses peintures très colorées et très chargées. Il est aussi, accessoirement, l’un des artistes vivants les plus chers au monde et a dessiné la pochette de l’album Graduation de Kanye West en 2007.

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Ensemble, les deux compères ont donc imaginé une sculpture en forme de monstre à l’inspiration très manga. Gueule béante, la bête offre sur sa langue conçue comme une table une canette de Pepsi et une bouteille de ketchup Heinz notamment. Mais attention, en or et sertis de diamants. "Cela a été fait avec 26.000 diamants et pierres précieuses… Je voulais que les gens voient la valeur des choses simples au travers de quelques emblèmes de la culture américaine", a expliqué Pharrell. Hum… l’oeuvre nommée Simple Things serait partie à 2 millions de dollars.

5. Pharrell l’architecte

Pharrell Williams sera-t-il le nouveau Renzo Piano ? En tout cas, le chanteur s’intéresse de près à l’architecture. L’homme serait fan de l’architecte irako-britannique Zaha Hadid (en photo) et lui a donc proposé de créer une maison préfabriquée pour loger les petites bourses, avec un prix allant de 75.000 à 100.000 dollars. Mais pour le moment, l’idée n’a toujours pas été concrétisée par le duo improbable. 

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