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Kuvo, la machine de Pioneer qui énerve les clubs

Kuvo, la machine de Pioneer qui énerve les clubs

La multinationale japonaise a lancé une nouvelle machine, la Kuvo, qui permet de repérer et comptabiliser les morceaux utilisés par un DJ lors d'un set. Une arme qui pourrait faire plier les clubs, forcés à verser des royalties aux artistes dont la musique est utilisée sur leurs dancefloors.

Le principe peut paraître amusant mais il n'est pas certain qu'il plaise à tout le monde. La marque japonaise Pioneer a lancé une nouvelle machine, la Kuvo, qui, branchée à une table de mixage, repère chaque morceau joué grâce à une technologie fondée sur le cloud. Une sorte de shazam sur-puissant mais bien plus menaçant que l'application pour smartphone.

kuvo

Ce boîtier noir pourrait en effet mettre dans la mouise de nombreux clubs. Pioneer, soutenu par l'Association pour la musique électronique, compte partager gratuitement les données récoltées par Kuvo avec les organisations de défense des droits de représentation. Des droits qui garantissent normalement le versement de royalties en cas de diffusion d'une musique protégée lors d'une soirée notamment. L'association en question a d'ailleurs lancé la campagne "Get Played, Get Paid", soit "Soyez joué, soyez payé". Elle estime qu'environ 160 millions de dollars en 2013 à travers le monde n'ont pas été versés en royalties à cause du manque de vérification dans ce domaine.

Chaque fois qu'un morceau protégé par des droits d'auteur est repéré par Kuvo, le club concerné pourrait être sommé de verser de l'argent à l'artiste, au label ou aux ayants droits. Encore faut-il que Kuvo soit installé dans toutes les boîtes du monde, ce qui n'est pas encore fait. Kuvo est donc une bonne nouvelle pour les artistes qui doivent pouvoir vivre de leur musique mais pourrait inquiéter les petits labels et jeunes Djs. Ces derniers risquent de se censurer faute de moyens financiers pour leur remixes ou samples. Et cela porterait un sérieux coup à la création.