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Le Top 5 des expos à ne pas manquer en octobre

Le Top 5 des expos à ne pas manquer en octobre

Comme chaque rentrée, les expos sont nombreuses dans la capitale. Pas toujours facile de s'y retrouver, Green Room Session vous propose une sélection de celles à ne surtout pas manquer en octobre.

Cette automne, la photo est particulièrement à l'honneur – le salon Paris Photo ouvrira d'ailleurs ses portes au Grand Palais en novembre. La rentrée est aussi marquée par deux expositions consacrées au très controversé Marquis de Sade et une carte blanche accordée au réalisateur Bertrand Bonello - qui a récemment sorti Saint Laurent - au Centre Pompidou. Suivez le guide.

Garry Winogrand et l'Amérique de l'après-guerre

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Central Park Zoo, New York, 1967, Garry Winogrand. Tirage gélatino-argentique. Collection of Randi and Bob Fisher. 
© The Estate of Garry Winogrand, courtesy Fraenkel Gallery, San Francisco. Photo : Don Ross

Le Jeu de Paume accueille la première rétrospective parisienne du célèbre photographe américain Garry Winogrand en 25 ans. Une exposition qui offre un panorama riche et bien pensé de son oeuvre, principalement marquée par les scènes de rue, genre photographique dont Winogrand était l'un des plus importants représentants. La sélection couvre la période 1950-1980, suivant ainsi l'évolution d'une société américaine en profonde mutation, entre enthousiasme de l’après-guerre et désillusion à l’orée des années 80. L’occasion de découvrir des photos inédites, l’artiste américain – mort prématurément à 56 ans – ayant laissé derrière lui près de 6 500 bobines jamais développées ni tirées. A ne surtout pas manquer.
"Garry Winogrand", Jeu de paume, 1, place de la Concorde, VIIIe. Jusqu'au 8 février 2015.

William Eggleston, le roi de la couleur

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© William Egglestosn / Courtesy Wilson Centre for Photography

Là encore une figure incontournable de la photographie américaine et mondiale, en la personne de William Eggleston, né en 1939 à Memphis (et toujours vivant) et élevé dans la plantation de coton familiale. Toujours impeccablement mis, il est plus particulièrement connu pour son travail époustouflant de la couleur grâce au “Dye Transfer”, technique de tirage très chère faisant ressortir les couleurs de ses photos. L’exposition se propose de retracer l’évolution de son travail et d’en donner les clefs.
"William Eggleston, From Black And White To Color", Fondation Henri Cartier-Bresson, 2, impasse Lebouis, XIVe. Jusqu'au 21 décembre.

Bertrand Bonello sous influences cinématographiques

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Le cinéaste (et aussi musicien) a beaucoup fait parler de lui ces derniers mois avec son projet controversé - car non autorisé - de biopic sur le couturier Yves Saint-Laurent, sorti en salles il y a quelques semaines et salué par la critique. En parallèle, le Centre Pompidou a donné carte blanche au réalisateur pour un cycle déployant son univers, à travers une rétrospective, une exposition et des master class. Mais c’est bien plus que cela, avec une vrai plongée dans l’imaginaire et le processus créatif de Bertrand Bonello.
"Bertrand Bonello, Résonances", Centre Pompidou, Place Georges Pompidou, IVe. Jusqu’au 26 octobre.

François Truffaut, l'icône

En cinéma, les Parisiens sont décidément gâtés avec une vaste exposition consacrée à l'oeuvre de François Truffaut. Extraits de films, interviews, dessins, photographies, scénarios annotés, costumes sont au programme, histoire de se plonger entièrement et avec délice dans l'univers truffaldien.

frameborder="0" allowfullscreen></iframe>" target="_blank">François Truffaut, à la Cinémathèque française, 51, rue de Bercy, XIIe. Jusqu'au 30 novembre. 

Le Marquis de Sade, provocateur

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Deux expositions cet automne reviennent sur l’oeuvre et la pensée du célèbre Marquis qui a défrayé la chronique au XVIIIe siècle par sa littérature - Justine ou les Malheurs de la Vertu, Les 120 Journées de Sodome... - et continue aujourd’hui de fasciner et faire frémir. L’occasion de se pencher sur les notions de “limite, proportion, débordement, les notions de beauté, de laideur, de sublime et l'image du corps”, propose cette exposition qui mêle textes, ouvres de Degas, Delacroix ou encore Cézanne et extraits de films dont Pasolini. Une seconde exposition au Musée des Lettres et Manuscrits se penche aussi sur l’ombrageux Marquis et l’histoire du manuscrit des 120 journées de Sodome ou l’École du libertinage, écrit en 1785 alors que l’écrivain était emprisonné à la Bastille où il finit ses jours.
"Sade. Attaquer le Soleil", au Musée d’Orsay, 1, rue de la Légion d'Honneur, 7e. Jusqu’au 25 janvier.
"Sade - Marquis de l'ombre, prince des Lumières - L'éventail des libertinages du XVIe au XXe siècle", au Musée des Lettres et Manuscrits. Jusqu'au 18 janvier 2015.