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Dublin : le city-guide Green Room Session

Dublin : le city-guide Green Room Session

Dublin ne se résume pas à la Saint Patrick et aux plats riches en patates. Une vie culturelle florissante s'y développe depuis plusieurs années, tournée vers la musique ou le vintage. Un petit paradis pluvieux, en somme. Suivez le guide ! 

S'habiller

Première étape pour apprécier pleinement son expérience dublinoise : s'habiller correctement. Tout Mary et Henry Street, deux rues partant du Spire (sorte de grande aiguille plantée au milieu d'O'Connell St.), sont dédiées au shopping, à grands coups de Zara, H&M ou Penneys, le Primark local. Attention aux petites robes et tee-shirt du coin, pas du tout adaptés à la météo parfois rude -- et humide pendant 6 mois par an, au minimum. Et oui, passé minuit, certaines Irlandaises n'hésitent pas à sortir en mini-jupe, talons hauts et sans collants. Mais le choc thermique guette les petits frenchies. On préférera les créateurs indépendants du Loft Market (William St. S) ou les fripes, les petites boutiques cosy et les disquaires de St. Georges Arcade (photo ci-dessous, entrée par Dury St. et South Great George's St.), rappelant parfois l'ambiance du Camden Market londonien. 

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A voir aussi, un petit coin niché au cœur de Temple Bar (LE quartier des pubs typiques, en plein centre) qui réussit à mélanger fripes vintages, créations et tatoueurs. Rendez-vous au 11 Lower Fownes St. On ne peut pas rater la devanture rose bonbon, mais difficile de deviner ce qui se cache dans les étages : au sous-sol, un entassement de fripes et vestes de seconde main, au rez-de-chaussée une boutique de créateur (majoritairement des accessoires rigolo faits de récup', comme des boutons de manchette en Lego) et un studio de tatouage dans les étages. Chapeaux, bijoux, chaussures et fourrures... Il y a de quoi vraiment se faire plaisir à des prix tout à fait raisonnables, pour des fringues qu'on ne trouvera jamais ailleurs. 

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Manger

Nous voilà parés pour déambuler dans Dublin. Un petit tour par les mini-expositions très sympa de la Gallery Of Photography (Meeting House Square), et voilà qu'on a un petit creux. Malheureusement, Dublin n'est pas la capitale d'Europe la plus intéressante d'un point de vue culinaire, d'autant que les spécialités locales (Irish stew, marmite dublinoise ou baked beans pour le petit-déjeuner) sont plus adaptées à l'hiver qu'aux envies diététiques. Résultat, beaucoup de fast-food et quelques bonnes adresses à burgers (comme GBK, avec un restaurant à Temble Bar et deux entre St. Stephen's Green et Trinity College, ou encore Bobo et ses burgers bio sur Wexford St.), le mieux étant de tester les différents pubs pour goûter leur carte. En parlant de pub, un conseil : même si le Temple Bar (l'enseigne a le même nom que le quartier, tout le monde suit ?) est une institution, n'y retournez pas 36 fois, le lieu étant cher et ne présentant pas énormément d'intérêt contrairement aux autres établissements de la rue comme le Porterhouse -- photo ci-dessous.

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Se promener

Digestion de burger oblige, on peut très facilement se mettre au vert à Dublin. Outre le central (et joli) St. Stephen's Green, un petit coup de bus suffit à attendre l'immense Phoenix Park. Avec ses 712 hectares et sa circonférence de 11 km, il est le deuxième plus grand parc "citadin" européen après le Sutton Park de Birmingham. Outre un zoo pas exceptionnel, Phoenix (du gaélique "fionn uisce" qui signifie "eaux claires", beaucoup de rues et d'espaces irlandais ayant été traduits phonétiquement de cette langue pas tout à fait morte) dispose d'immenses espaces herbeux et de plusieurs zones boisées, dans lesquelles on peut régulièrement croiser... Des troupeaux de daims en liberté, encore plutôt sauvages. Pour bien les apercevoir, une solution : venir tôt le matin ou en fin d'après-midi, s'allonger dans l'herbe et attendre dans le calme. En respectant ces petites règles de bienséance, les locataires du parc n'hésiteront pas à gambader autour de vous, moment assez magique. 

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Assister à un concert

Outre les salles reconnues et installées (type The Academy ou l'énorme O2), le meilleur moyen pour tomber sur des pépites musicales reste de se balader dans les pubs de Temple Bar. Le soir, ils organisent presque tous des concerts. C'est la loterie : parfois, le traditionnel "Galway Girl" finit par vraiment exaspérer alors que certains shows donnent des frissons pendant deux heures dans la ville très adepte du guitare-voix. Aussi, de nombreuses boîtes proposent des concerts avant leurs soirées club. 

Aller en club

On vous épargnera les Dtwo et autres Diceys, boîtes généralistes et commerciales du sud-Dublin. La capitale irlandaise a beaucoup mieux à proposer : le plus lounge Lost Society (William St. S), le jet-set Krystle (Harcourt St.), l'animé Copper Face Jacks (Harcourt St.) ou The Button Factory, aussi apprécié pour ses concerts.

Mais la palme du lieu le plus cool est très difficile à attribuer entre trois spots assez différents les uns des autres. Pour les soirées LGBT et pas prises de tête, rendez-vous à The Dragon (Great George's St.). Si vous êtes plutôt fête au bord de l'eau, deux adresses à retenir : le Grand Social (Lower Liffey St.), et le Workman's Club, respectivement au nord et au sud de la Liffey (le grand fleuve tout gris coupant Dublin en deux), avec une petite préférence pour le Workman's (Wellington Quay). Il occupe en effet deux étages d'un immeuble, avec une grande terrasse et différentes ambiances installées dans des appartements, ce qui donne la drôle d'impression d'avoir des dizaines de personnes dansant dans notre salon. Par contre, comme beaucoup de lieu à Dublin, le Workman's ferme à 3 heures du matin.

Pour les programmations exigeantes, se rendre surtout à The Twisted Pepper (Middle Abbey St.) qui accueille par exemple Jacques Renault ce soir, Omar S demain, Lunice jeudi ou Ben Klock dimanche 26, avec un moment de gloire en 2012. Jeff Mills y a en effet joué de la TR-909, en live, histoire de terminer la soirée en beauté. Attention, ça tape : 

Acheter des disques

La spécialité locale. Dublin regorge de petits disquaires indépendants, de refourgueurs de vinyles et autres brocantes où on peut trouver des petites merveilles. Le tout est d'ouvrir les yeux, mais voilà déjà quelques noms : Tower Records (Dawson St. et O'Connell St. Lower), Freebird Records (Wicklow St.) ou Celtic Note (Nassau St.). 

Se ressourcer

Après avoir mangé comme si le cholestérol n'était qu'une invention de l'industrie pharmaceutique et dansé plus qu'il ne fallait, quitter Dublin le temps d'une après-midi peut être salvateur. Pour cela, direction Howth, petite ville au bord de la mer dans la banlieue nord dublinoise. Là-bas, trois choses à faire : manger des fish&chips (excellents à peu près partout sur le port), aller voir les phoques qui traînent près des pêcheurs et se balader le long de la côte jusqu'à apercevoir le phare -- qui, attention, est quand même très loin. Ensuite, reprendre le D.A.R.T. (équivalent de notre RER) et tout recommencer -- shopping, déjeuner, parc, boîte. Le paradis, on vous dit. 

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