JE RECHERCHE
Pitchfork Music Festival Paris : c'était comment avant ?

Pitchfork Music Festival Paris : c'était comment avant ?

Première fois au Pitchfork Music Festival ? On regarde dans le rétro pour retrouver nos coups de cœur des trois éditions précédentes, histoire de savoir à quoi s'attendre du 30 octobre au 1er novembre. 

Il reste encore quelques tickets pour les soirées de jeudi et vendredi au Pitchfork Music Festival Paris, ainsi que pour les deux afters et l'opening party Green Room au Trabendo. Quoi de mieux qu'un petit instant nostalgique pour se laisser convaincre ? En trois éditions parisiennes du festival Pitchfork, on a eu notre compte de bons moments. La preuve : 

2013, de gros gros lives

Allez, un petit effort, ce n'est pas si loin 2013. Mais comme on est très sympa, revenons sur trois temps forts de l'édition ayant réuni The Knife, Disclosure, Panda Bear, Yo La Tengo, Ariel Pink, Connan Mockasin, Warpaint, Mac Demarco, Todd Terje, Omar Souleyman, Sky Ferreira et tant d'autres. Un bon cru : d'énormes live en prestations ultra carré, il n'y avait pas grand-chose à jeter. Mais trois nous ont particulièrement marqués. Hot Chip d'abord. Lumières stroboscopiques, tubes ("How Do You Do ?", "One Life Stand" ou "Flutes") et foule déchaînée : les cinq Londoniens Alexis Taylor, Joe Goddard, Owen Clarke, Felix Martin et Al Doyle ont décroché la barre du concert le plus dansant du festival. La preuve :

Dans un rayon un peu plus calme, les Australiens de Jagwar Ma ont réussi à faire bouger la fosse avec leur pop psychédélique -- ce n'était pas gagné d'avance, leur musique étant plus appropriée au confort d'un canapé. Un beau moment rendu possible grâce à l'énergie communicative du groupe de Sydney. 

Dernière grosse claque d'un beau week-end : Darkside. Et on a bien fait d'aller les voir, Dave Harrington et Nicolas Jaar ayant récemment annoncé une pause dans le projet. Reste que leur live était carrément hypnotisant, les deux musiciens plongés dans le noir. A revoir ci-dessous : 

2012, les découvertes

La deuxième édition du festival fut celle des découvertes. On se remet dans le contexte : la fin du monde était pour bientôt, c'était le moment parfait pour dégoter de bons groupes avant de rendre son tablier. Et on s'avancerait même jusqu'à dire que le Pitchfork Music Festival Paris #2 a lancée la petite carrière (en France) de deux jeunots anglais : Disclosure. Alors que les têtes d'affiche cette année-là était plutôt M83 (on y reviendra), Animal Collective et leur beau décor ou Grizzly Bear, les frères Lawrence ont totalement retourné la Grande Halle de la Villette. La preuve, ils sont revenus l'année suivante... En guest-star cette fois-ci. 

Autre pépite aperçue en 2012, les AlunaGeorge ont signé leur premier live français au Pitchfork... Et dire que c'était la toute première fois qu'on entendait le r'n'b mâtiné d'électro de George Reid et la voix frêle et mélodieuse d'Aluna Francis ! Pas mal pour commencer, comme ils l'ont expliqué à la caméra Green Room Session à l'époque : 

Tout festival doit faire face à son lot d'annulation. Alors que Chairlift n'a pas pu faire le déplacement jusqu'à Paris, les Frànçois & The Atlas Mountains les ont remplacés quasiment au pied levé, pour une prestation vraiment réussie. Sans vouloir être vache, on n'entend plus vraiment parler de Chairlift aujourd'hui... Tout du moins comparé à François Marry et ses compères Petit Fantôme, Amaury Ranger, Gerard Black ayant signé le magnifique Piano Ombre mars dernier. 

Et il serait injuste de ne pas citer les belles têtes d'affiche du cru 2012, Sébastien Tellier (toujours aussi grande gueule, ayant décidé que "vu le prix que vous avez payé", il "jouera tout ce que vous voulez") et l'orchestral M83 remportant les médailles d'or -- oui, on ne va pas être radin côté félicitations. 

2011, la grande première

Pour sa toute première édition, le Pitchfork Music Festival Paris ne concernait que la moitié de la Grande Halle de la Villette, avec une seule scène installée et "seulement" deux jours de concerts. Pas grave, bien longtemps avant le premier live, tout était complet. En même temps, vu la programmation, rien d'étonnant : Aphex Twin avait fait le déplacement (!), ainsi que Lykke Li, Erol Alkan, Cut Copy, Wild Beats, Pantha du Prince, Four Tet (de retour cette année), Mondkopf ou Washed Out. Mais le gros coup de coeur de cette grande première revient à Bon Iver, initialement prévu au Trianon mais déplacé à la Grande Halle, et en charge d'une partie de la programmation (dont Lykke Li). Pour tout revivre, la Blogothèque a réalisé un documentaire à l'époque : le festival leur avait demandé 10 minutes, il en durera 35... C'est dire qu'il y avait des choses à raconter ! 

 

Crédit photo : Vincent Arbelet