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Le guide ultime du streaming

Le guide ultime du streaming

Et si le streaming était la solution pour sauver une industrie musicale en pleine dérive – ou en pleine banqueroute ? 

En réalité, les choses sont un peu plus compliquées : le streaming ne semble satisfaire pleinement ni les artistes (qui sont payés au lance pierre), ni les labels (même combat), ni même les plateformes de streaming comme en témoigne le récent placement en procédure de sauvegarde de Qobuz.

Pay day !!

Si quelques ajustements restent donc à faire, le modèle n'est pas sur le point de s'arrêter sur une si bonne lancée. Pour la première fois au premier semestre de cette année, les revenus du streaming ont dépassé ceux des téléchargements (voir infographie). Chez les grands acteurs de l'industrie, c'est la ruée vers l'or. Après Beat, XboX music, iTunes, c'est désormais indétrônable Youtube qui annonce qu'il se met lui aussi à la musique avec YouTube Music Key, un service payant qui devrait, dés fin 2014 (pour les Etats-Unis au moins), donner accès à 20 millions de chansons et vidéos en haute qualité, et aux discographies complètes des artistes. Ainsi va, en tout cas, la promesse.

Toujours plus de musique pour toujours moins cher, la tentation est grande. Mais où aller ? On a passé pour vous cinq services de streaming au crash test.

Spotify : Le mastodonte scandinave

Développé en 2006 à Stockholm, en Suède, puis lancé sur le marché en 2008, Spotify a désormais plus de 40 millions d'utilisateurs actifs et a dépassé la barre des 10 millions d'abonnés. Spotify diversifie son offre et vient de lancer son blog « Insight Data ».

Les plus : Un catalogue de plus de 20 millions de chansons et accessible dans 23 pays pour les globe-trotters (principalement en Europe et aux Etats-Unis).

Les moins : Libre de pub seulement pour les abonnés (4,99 euros uniquement sur le web ou 9,99 euros pour avoir les applis), Spotify a la sale manie de lancer sa pub à plein tube en plein milieu de votre session d'écoute. Elle vient d'annoncer une alternative qui peut s'avérer intéressante : pour bénéficier de 30 minutes d'écoutes sans interruption, il vous suffira de regarder une vidéo de 15 secondes.

Deezer : Le Spotify à la française

Même nombre d'utilisateurs, même prix, même qualité d'écoute. Deezer est grosso modo Spotify, sauf qu'il est français (et arrivé avant, en 2007). Présent dans 180 pays, le service a annoncé aujourd'hui qu'il se lançait aux Etats-Unis en partenariat avec le fabriquant de système audio sans fil Sonos.

Les plus : En se lançant aux Etats-Unis, Deezer s'embarque aussi dans le son de « très haute qualité ». Une offre qui a vocation à être « le début d'une longue série », a annoncé Daniel Marhely, l'un des fondateurs du site. Surtout, le service est français, Cocorico. 

Les moins : La pub, toujours, pour les non abonnés.

Qobuz : la garantie son

Arrivé sur le marché en 2007, mais réellement actif depuis fin 2008, Qobuz est un autre service frenchy. Plus petit que les deux plateformes précédentes (25 000 abonnés dans les 9 pays où il est présent), le site propose presque autant de titres (18 millions). Son placement : un son qualité CD.

Les plus : Le son bien sûr.

Les moins : Il faut être inscrit pour profiter de leurs services et les abonnements sont un poil plus cher que chez les concurrents (19,99 euros et 9,99 euros). Vous pouvez aussi payer le même prix que chez les autres, mais le son sera moins bon. Et oui, il faut choisir...

Soundcloud : l'excentrique de la famille

Créé en Suède puis déplacé à Berlin, SoundCloud est l'original de la famille streaming. Plutôt que d'être une bibliothèque de discographie des artistes, ce sont ces derniers qui upload leurs créations pour les partager avec un public qui cherche, souvent, de l'inédit. Plateforme privilégiée des DJs, on y trouve des mixes, des travaux en cours, des previews ou des remixes qu'ils partagent avec les 200 millions de visiteurs uniques par mois et les 40 millions d'inscrits de SoundCloud.

Les plus : La plateforme recèle de sons qu'on ne trouvera pas forcément ailleurs. Et pour l'instant, il n'y a pas de pub. 

Les moins : Si vous cherchez l'exhaustivité, il faudra aller ailleurs.

Grooveshark : le chouchou de la rédac'

Le meilleur pour la fin. Le service américain a débuté comme une plateforme P2P avant de devenir une service d'écoute en 2007. Les morceaux sont toujours mis en ligne par les utilisateurs.

Les plus : Pas de pub (ou quelques unes, très espacées, aux Etats-Unis), pas de limitation d'écoute. Et puis, on aime le orange.

Les moins : Un peu moins de titres disponibles que sur Deezer & Cie (environ 15 000).

Infographie : Clémence Meunier