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Jagwar Ma : "On est allé à la même école que Flume"

Jagwar Ma : "On est allé à la même école que Flume"

On a rencontré les Jagwar Ma juste après leur live aux Eurockéennes, au bord du lac de Malsaucy. À cette occasion on a parlé avec ces trois Australiens de la musique de Sydney, de leur première rencontre et de la French Touch.  

(De gauche à droite Jack Freeman, Gabriel Winterfiell et Jono Ma)

Pouvez-vous nous parler de votre première rencontre ?

Jono et Gab (en même temps) : un concert de MSTRKFT en 2006 !

Jono : C'est un groupe que l’on aime beaucoup tous les deux. A l’époque je jouais avec The Knife Machine qui est un vieux collectif de DJ’s Australiens et Gabriel faisait partie d’un groupe très populaire de post-rock-indie en Australie qui s’appellait Ghostwood. On s’est rencontré pendant le concert puis on s’est retrouvé juste après. C’est comme ça qu’on a commencé à traîner ensemble, à regarder des films de Bruce Lee et à jouer des morceaux de Jimi Hendrix.

Comment vous définissez votre musique ?

Jono : Je dirais de la “Northern beach soul”.

Gab : Pour les médias on dit plutôt de la dance électronique-psychédélique. Mais ne je n’aime pas trop cette appellation. Elle marche surtout pour nos premiers enregistrements en fait. On est aussi proche du hip-hop et c’est aussi ce qui a fait que notre musique s’est ralentie et qu’elle est devenue plus “groovy”. Ça a sans aucun doute influencé notre style après ça ne veut pas dire que l’on va rester cantonné à ce registre et on évoluera probablement.

On voit aussi que le nom de votre groupe est associé au mot "indé"...

Gab : Les gens disent parfois de notre musique qu’elle est “indé” même si je pense que ça ne colle pas trop à notre esprit.

Jono : Ça ne définit pas notre musique mais je pense que le côté “indé” c’est un élément qui est en dehors de nos sons mais qui fait partie de notre processus de création. On fait notre travail vraiment de manière indépendante même si l’on collabore avec des labels.

Un souvenir mémorable de concert ?

Gab : On a jamais eu de gros problème sur scène il me semble…

Jono : Quand on a joué à Santiago, au Chili... Gab me tape l'épaule et me dit "regarde regarde !" en me montrant cette fille que l'on avait déjà rencontré avant à Acapulco. On ne connaissait pas son nom, qui elle était ou ce qu'elle faisait, on l'avait juste vu avant à Acapulco. Elle devait sans doute suivre Jack. Et on s'est senti un peu comme dans la série "Seinfield" dans l'épisode final où l'un des personnages principaux ne cesse de voir un pilote. Cette fille c'était notre pilote. (rires)

La musique australienne marche bien en France avec Flume ou Chet Faker. Vous vous sentez proches de ces artistes ?

Gab : J’ai grandi dans la même rue que Harley  (Flume).

Jono : Et nous sommes allés à la même école que lui. Et on est aussi sur le même label que Chet Faker et Flume. Après on est pas forcément proche d’eux et on ne travaille pas ensemble. On va dire qu’il s’agit plus de la musique de Sydney que de la musique australienne. Après on a des atomes crochus avec des gens comme The XX à Londres. Dans notre façon de travailler on est pas du tout sur le créneau EDM de Sydney. La post-dubstep n’est pas vraiment notre scène.

Si on vous dit "musique française" ?

Jono : On pense à la musique électronique. À la French Touch et sa musique modulaire, aux créations d’ED Banger avec Justice, Sebastian, Feadz, Uffie…