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The Peacock Society : les 5 coups de coeur des programmateurs (2/2)

The Peacock Society : les 5 coups de coeur des programmateurs (2/2)

Avec Anthony Ferrat, programmateur de Savoir Faire et architecte avec Clément Meyer de la line-up impeccable de The Peacock Society Festival, on continue la visite guidée dans les coulisses du festival le plus bouillant de l’année.

Ten Walls, Masters At Work ou The Martinez Brothers. Pas de doute, ces noms vous disent quelques chose. On les appelle “légendes”, les DJs louent leur influence et leurs lives sont si épiques qu’on a encore les pieds qui dansent lorsqu’on raconte cette fois où on les a vu dans un festival du bout du monde. 

Après les coups de cœur de Clément Meyer (Get The Curse/ Odd Frequencies et programmateur We Love Art), son binôme de chez Savoir Faire, Anthony Ferrat, nous file un coup de main pour s’y retrouver dans cette congrégation de grands noms. 

TEN WALLS

“Si vous suivez les charts Beatport ou Resident Advisor comme d'autres les cours de la bourse, vous savez que le projet Ten Walls est un placement qui rapporte. D'ailleurs, pour l'anecdote, c'est le premier artiste que nous avons confirmé cette année. Mario Basanov, qui se cache derrière ce projet et qui était jusque là reconnu pour des productions deep house très funky, a démarré la machine à tubes l'an dernier avec la sortie de "Requiem", et depuis il enchaîne les hits. Une house minimaliste et épique avec ces sons de horns comme signature. Je n'ai pas encore vu le live, mais ce sera inévitablement un temps fort du festival.” 

1-800 DINOSAUR

“Ces trois là ne se quittent jamais, une authentique bromance. Airhead accompagne James Blake sur scène dont Dan Foat n'est autre que le manager. C'est à lui qu'on doit le retour en fanfare du mythique label R&S il y a quelques années, en y signant la nouvelle vague UK techno, de Blawan à Lone ou Pariah. Quand ils ne tournent pas ensemble pour le live, ils prennent les platines pour des aftershow à 6 mains ou concoctent l'une des émissions les plus cool de la BBC. Entre exigence musicale et humour ... so british. A écouter urgemment pour parfaire votre maitrise de la langue de Shakespeare et se faire un aperçu de ce quoi à vous pouvez vous attendre, un megamix entre techno futuriste, northern soul ou house groovy. La classe à l'anglaise!”

DJ SLOW

“Le boss de Pelican Fly fait partie des "DJ's DJ", c'est à dire qu'il est souvent cité par ses acolytes comme leur platiniste préféré. Il ne produit pas mais repère les talents de demain via son label. On lui doit les découvertes de Cashmere Cat ou Lido notamment. Il mixe la musique de demain, blend de hiphop, R'n'B et future bass, le tout avec talent et un enthousiasme ultra communicatif. Il ouvre les festivités samedi, je peux vous assurer qu'on démarrera avec un grand smile !”

 MASTERS AT WORK

“Si le terme légende est bien trop souvent galvaudé, on peut se permettre de l'employer pour le duo Kenny Dope Gonzales & Little "Louie" Vega. On fait toujours référence à la techno de Detroit, la house de Chicago mais on omet souvent l'importance de la house New Yorkaise qu'incarne les MAW. Plus garage, plus métissée et terriblement dans l'air du temps. Les magazines féminins de ma chérie ne parlent que des années 90, soit le golden age des deux latinos !

Les avoir sur la terrasse du Wanderlust pour cette closing est un vrai événement. Ne manque plus qu'un barbecue et la Cité de la Mode aura des faux airs de Winter Music Conference.”

 THE MARTINEZ BROTHERS

“En y repensant, ils sont en quelque sorte les fils cachés des Masters At Work. D'origine hispanique, tout comme leurs aïeux, leur house se nourrit de hiphop, de soul et de beaucoup de funk. Body & Soul !

Comme Obelix, ils sont tombés dedans quand ils étaient petits et d'année en année, ils s'imposent comme des piliers de ce game. A toute heure, ils savent s'emparer de l'énergie de la piste de danse et sans vous en rendre compte, vous voilà les bras en l'air. Que demander de plus !"