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Le DJ qui a saccagé la fresque d'ESPO pardonné

Le DJ qui a saccagé la fresque d'ESPO pardonné

Lee a eu l'idée bien mal inspirée de recouvrir un graffiti peint par ESPO pour l'album de Kurt Vile. Affiché sur Instagram, l'histoire a un peu dégénéré. 

Episode 1 : l'art

Tout a commencé par une fresque peinte sur un mur de Philadelphie par Stephen Power, dit ESPO, à l'occasion de la sortie du disque de Kurt Vile, un artiste de rock indé de la ville dont il a designé l'album. Jusqu'ici tout va bien.

Episode 2 : le saccage

Sauf que cette fresque dérangeait un certain Lee, DJ local en guerre contre le graff. Armé de son rouleau et de sa peinture blanche, il s'applique donc à recouvrir l'objet du délit. C'est moche; tant pis.

Manque de pot, il est pris la main dans le sac par un Instagramer, qui accompagne le portrait du DJ mal inspiré, rouleau à la main, avec la légende suivante :

« Voilà l'enflure qui a saccagé la fresque murale de @steveespopowers pour Kurt Vile. Quand je lui ai dit qu'il s'agissait d'une oeuvre d'art réalisée par un artiste mondialement reconnu, il m'a répondu qu'il s'en foutait et que ça incitait au graffiti dans le quartier ! ». Les réseaux sociaux s'en mêlent et ne sont pas tendres.

Episode 3 : le Mea culpa

Retrouvé par une journaliste de la presse locale, DJ Lee Mayjahs semble moins faire le malin. Dans une interview qui se transforme en mea culpa, le peintre fou se confesse : "Je suis vraiment désolé. Je ne savais pas ce que j'étais en train de faire. J'ai perdu la tête, c'est le truc le plus stupide que j'ai fait de toute ma vie." Il raconte avoir envoyé une lettre d'excuse à Kurt Vile, une au programme d'art mural de la ville et une autre à ESPO, en lui promettant de le payer pour qu'il revienne faire sa fresque.

L'épilogue 

On tient donc aujourd'hui l'épilogue de notre histoire, avec un post d'ESPO qui annonce sur son site qu'il pardonne Lee : "Nous ne voulons pas que quelqu'un ait des problèmes à cause d'une peinture sur un mur". Il annonce au passage que la fresque sera refaite -- en mieux bien sûr -- et que des copies papiers sont en vente. Comme quoi, tout est bien qui finit bien.