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Raconte-nous tes Solidays: "C'est comme un week-end à la campagne juste à côté de Paris!"

Raconte-nous tes Solidays: "C'est comme un week-end à la campagne juste à côté de Paris!"

Pendant les trois jours du festival Solidays, Green Room Session a demandé quel était leur meilleur souvenir à des habitués des lieux, qu'ils soient festivaliers, bénévoles, artistes ou organisateurs. 

Anatole, Quentin et Sébastien ne sont pas des festivaliers comme les autres : les fondateurs du Tournedisque passent les Solidays derrière les platines, côté Green Room (photo ci-dessus), depuis plusieurs éditions et avec toujours le même enthousiasme... Peut-être un peu trop : « à peine arrivé sur scène, Sébastien tend le bras vers le frigo pour attraper une bouteille... Et a réussi à tout renverser ! Le plateau était recouvert d'une cinquantaine de bouteilles. Ça nous a bien fait marrer, je pense que ça va le suivre ! », raconte Anatole, sans pitié pour son grand pote. Autre souvenir : « l'année dernière, on a terminé notre set avec « Blue Monday » de New Order. On avait aussi passé « This Must Be The Place » de Talking Heads, un morceau qui date de 1983. C'est génial de voir tout le monde danser sur un titre sorti avant même ma naissance ! C'est vintage, mais ça cartonne, et c'est un plaisir pour nous de passer ce genre de choses et de voir que le public des Solidays réagit toujours bien. »

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Camille, Cécile, Flora et Pierrot: parmi ces quatre là, c'est Pierrot qui cumule le plus d'éditions de Solidays. Ce cru 2014 est sa troisième expérience -pluvieuse- à l'hippodrome de Longchamps. Mais visiblement, la pluie, lui, il s'en moque. Un de ses meilleurs souvenirs Solidays date de 2012, pendant le concert d'Amadou et Mariam : « il s'est mis à pleuvoir des cordes. C'était impressionnant, un vrai déluge ! Tout le monde a levé les bras vers le ciel, on était trempé mais on s'en fichait ! ». La boue et l'inconfort ? Peu importe pour les festivaliers Solidays, coutumiers du fait et pas vraiment chochotes : « A croire que c'est toujours sous la pluie qu'on a nos meilleurs souvenirs, comme cette année sur Deluxe où l'ambiance était vraiment folle. Il y avait plein de pogos vers les premiers rangs, les gens devaient s'écarter de 15 mètres s'ils ne voulaient pas être pris dedans ! », s'enthousiasme Camille, maquillée en fluo pour l'occasion. Côté pogo, Pierrot se souvient aussi de celui de 1995, programmés en 2012 (décidemment une bonne année pour le jeune homme!) : « ils ont séparé le public en deux parties, pour qu'on se fonce dessus ensuite, comme un wall of death en concert de métal. Mais les gens restaient hyper respectueux, c'était bon enfant ».

Un peu moins extrême, c'est assise sur l'herbe qu'on rencontrera Adèle, en train de se reposer après deux jours de festival intenses. Son meilleur souvenir date du live de Parov Stelar, l'année dernière : « A minuit pile, une amie fêtait ses 25 ans, on a pu lui souhaiter pendant le show ! En plus, c'est une grande fan de Parov Stelar et le concert était vraiment génial. C'était tellement bien que je suis revenue cette année ! La programmation est sympa, fin juin ça tombe bien... Mais c'est surtout pour l'ambiance : on a l'impression de passer un week-end à la campagne, juste à côté de Paris. ».

mister_oMister O est une légende chez les bénévoles. Voilà 12 ans qu'il arpente les coulisses du festival, entre équipes « contrôle accès », « relais » ou « logistique ». Quand on lui demande son meilleur souvenir de concert, la réponse fuse, catégorique : « je ne suis pas ici pour voir les concerts, je suis au service de l'association ». Mais il se souvient tout de même des débuts des Solidays, quand les festivités duraient encore deux jours seulement, du concert de Kool & The Gang en 2003 ou de la fois où il a échangé quelques mots avec trois rastas à l'arrière du festival : c'était les Wailers, de vraies légendes du reggae ! Et, surtout de la fierté : « ce qu'il y a de dingue avec Solidays, c'est que le festival fait monter les groupes, pas l'inverse. Quand Benabar a commencé à jouer ici, il n'était programmé nulle part ailleurs parce que ce qu'il fait est quand même particulier. Et regarde maintenant où il en est ! ».

FredFred, lui, fait partie de l'équipe Yoola. Il ne dépend pas de Solidarité Sida mais est là pour guider les personnes handicapées vers les podiums (leur permettant ainsi de voir les concerts, sous tous les chapiteaux, à n'importe quelle heure). C'est la deuxième année qu'il vient aux Solidays bénévolement pour Yoola, une agence de voyage spécialisée dans l'accès aux personnes à mobilité réduite. « Je bouge beaucoup dans le festival, pour vérifier que tout se passe bien. L'année dernière, j'ai pu voir un peu de C2C et Tryo : c'était vraiment bien ». Et les quelques festivaliers essayant de s'incruster sur les podiums ou qui râlent pour se mettre à l'abri de la pluie n'y changeront rien.