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On a testé pour vous… le Pokémon Center Paris

On a testé pour vous… le Pokémon Center Paris

Il est là pour peu de temps, profitons-en : en bons jeunes de la génération Y que nous sommes, il a bien fallu que nous nous confrontions à ce grand mystère qu'est l'ouverture de ce centre dédié à Pikachu & co. On s'est mêlé à la faune (ou presque) pour voir si l'expo et les étalages nous parlaient encore.

Évidemment, on ne connaît pas toutes les bestioles multicolores qui jonchent les éditions X et Y de Pokémon, on a cru avoir mieux à faire à un moment de notre vie. Sauf que pendant qu’on se tapait des concerts à n’en plus finir et qu’on passait trop de temps sur Fluokids, une culture pop, autrement plus importante que le petit microcosme ludique qui composait l’univers Pokémon originel, s’est emparée d’un tas de générations “Poké-addict”. Les trentenaires, qui possédaient une Game Boy dans les 90’s, sont bien forcés de l’accepter : “Bulbizarre”, en 2014, c’est exactement aussi cool que Primal Scream ou Mario Kart (celui sur Super Nes).

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Et c’est bien pour ça que le Pokémon Center de Paris, que nous avons visité le lendemain de son ouverture, semble brasser un public essentiellement composé de jeunes adultes un peu geeks mais correspondant tout à fait aux codes de la branchitude. Ceux-là mêmes que l’on voit acheter des peluches de Psykokwak “pour moi, j’ai trop pas l’âge d’avoir des gosses” devant nos yeux. Au moment de notre passage, les goodies étaient rationnées (pas plus d’un article par personne), à l’heure où on vous parle, il semblerait bien que le Pokémon Center soit en rupture de stock. Vous avez dit phénomène de société ? Mais avant d’aller plus loin, parole au peuple.

Interview : Arnaud

On a croisé ce (presque) jeune homme looké et au mauvais rasage étudié devant le Pokémon Center, en pleine action sur sa 3DS, juste avant d’y entrer nous-mêmes. Il fallait qu’on comprenne la raison de sa présence ici.

Green Room Session : Quel âge as-tu ?

Arnaud : J’ai 41 ans, mais n’hésite pas à écrire moins quand tu publieras ton article.

Tu t’es mis à Pokémon depuis le début ?

Non, je me rappelle que la première version à laquelle j’ai joué était sur Game Boy Color, c’était l’édition Or ou Argent. Ce sont mes gosses qui m’ont initié, mais je suis très consoles depuis longtemps, donc j’ai accroché assez rapidement. Au début, ils me mettaient des raclées, maintenant c’est le contraire.

Tu joues avec eux, donc ? Vous vous échangez des Pokémons ?

Oula, non, je garde jalousement mon cheptel de Pokémons pour moi ! Chacun ses affaires.

On imagine que tu as été faire un tour dans le Pokémon Center. C’est cool ?

Honnêtement, c’est pas dingue. Au niveau des goodies, il n’y a pas un choix énorme, les t-shirts sont tous en S, et tu ne peux pas acheter ce que tu veux ! L’expo est assez légère aussi, même si c’est plutôt joli. Pour tout te dire, j’étais à Osaka la semaine dernière, et leur Pokémon Center est quand même mille fois mieux. Les Japonais sont quand même meilleurs pour donner aux fans ce qu’ils veulent.

OK, cool, merci Arnaud.

Ci-dessous, des images du rez-de chaussée du Pokémon Center :

Bon, une fois le tour du rez-de-chaussée effectué, on pénètre au sein de la zone “expo”, qui nous intéresse particulièrement, son existence même symbolisant l’appartenance des petits monstres aux noms imprononçables à la culture pop. L'entrée en jette, l'effet d'annonce a par contre intérêt à être à la hauteur de ce qu'on va voir.

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L'exposition

Le sous-sol est donc agencé en mode “expo”, même si tout ça reste globalement exigu. On y retrouve des plans et des illustrations pointues des différents univers explorés dans Pokémon (Kanto, Johto, etc), directement dérivés de la topographie japonaise. Les cartels détaillent au fur et à mesure l’avancée de l’histoire Pokémonesque, les héros du jeu ainsi que leurs némésis (coucou, la Team Rocket), avec des tonnes d’artworks à l’appui.

Bref, tout ça n’a d’intérêt que si l’on est vraiment fondu du monde de Pokémon, mais reste tout de même compéhensible par un néophyte, qui devra faire semblant d’y croire dur comme fer avant même d’être convaincu. Bref, on est bien dans un équilibre total entre le lieu “tous publics” et l’antre dédiée au fan service le plus pointu. On entend d’ailleurs quelques étudiantes râler sur telle ou telle interprétation graphique d’un Roucarnage ou d’un Deoxys. Et c’est pour entendre ce genre de conversations que nous avons fait le déplacement.

Dans un coin de l’expo, détail appréciable qui donnera des souvenirs aux joueurs de ce role playing game emblématique : un mur de petits écrans qui donnent, en accéléré, un aperçu de chaque version de Pokémon, sur les différents supports portables qui ont accueilli la série (de la Game Boy à la 3DS). Pas de trace évidente de toutes les tentatives de sidekicks de la franchise sur des consoles de salon de chez Nintendo, et c’est pas plus mal comme ça.

Ci-dessous, des images de l’exposition :

Bref, on ressort avec la confirmation que le leitmotiv de cet endroit est bien légitime, sans pour autant être parfaitement convaincus de la réussite de l’entreprise. Sauf si ce mot est à prendre dans le premier sens du terme...