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We Love Green : le bilan de Green Room Session

We Love Green : le bilan de Green Room Session

Deux jours pour se mettre au vert en musique, voilà ce que nous proposait We Love Green. Nous en sommes sortis bronzés (un peu) et heureux (beaucoup).

Retrouvez toute l'actualité de We Love Green sur Green Room Session !

Le meilleur concert : London Grammar

Le coucher de soleil dans le dos, la voix incroyable d'Hannah Reid dans les oreilles et les pieds dans l'herbe: voilà le samedi soir idéal pour le festivalier We Love Green ayant bravé la foule. Si on savait déjà que l'Anglaise de 24 ans était douée pour émouvoir avec ses mélodies, le format "grande scène en plein air" lui convient encore mieux, sa voix portant loin, très loin dans le Parc Bagatelle. La reprise de "Nightcall" de Kavinsky, "Wasting My Young Years", "Strong"... Les London Grammar ont joué leurs titres les plus connus sous les applaudissements d'un public venu en masse. Encore un peu vert, le trio apparaît tout timide sur scène, impression vite dégagée quand la chanteuse s'avance vers le micro. De quoi avoir des frissons jusqu'à la couronne de fleurs. 

 

La révélation électro : The 2 Bears

A 15h30, l'heure était à la sieste vers la scène électro. Pieds nus, affalés dans l'herbe, les festivaliers avaient clairement plus envie de dormir et de bronzer que de danser sur une sélection house de qualité. Les The 2 Bears ont tout donné, mais pendant une demi-heure rien y fait, ça ne prend pas... Jusqu'au moment où Raf Rundell et Joe Goddard (croisé chez Hot Chip), ayant passé outre les problèmes techniques, balancent "Bear Hug", une de leur propre  chanson, suivie de "Be Strong" ou "Work", toutes extraites de leur premier album. Là, un groupe de filles se met à danser, puis un autre, et c'est tout le public qui s'agite les yeux encore embués de sommeil. Ce n'était pas gagné, mais les The 2 Bears ont réveillé les derniers dormeurs et ont démarré en beauté le premier jour de We Love Green, à grands coups de house haute en couleur et de lyrics second degré. 

Le coup de cœur : Denai Moore

Les premiers arrivés sur le site le dimanche après-midi ont été récompensés pour leur assiduité. Après un warm-up du Tsugi DJ Crew sur la scène électro, ils ont pu s'allonger sur le gazon encore peu occupé du site pour apprécier une artiste encore trop peu connue dans nos contrées. Denai Moore, sur le papier, c'est très "soul en carton et petites guitares". En vrai, le songwriting de la chanteuse est élégant et profond, et malgré le fait que ce genre de musiques est parfois difficile à faire passer sur une grande scène de festival, miss Moore nous a fait passer l'un des meilleurs moments de We Love Green.

Le moment WTF : DJ Spinn & Taso

Leur horaire de passage : 16h30. Le genre d'horaire idéal pour boire une infusion bio avec un cake au chocolat allongé sur l'herbe, ce qui est tout à fait possible à We Love Green. Sauf que deux zébulons en ont décidé autrement. DJ Spinn & Taso, un duo DJ's/MC's représentant le collectif Teklife et débarqués au festival pour rendre hommage à DJ Rashad (programmé au festival avant que l'on apprenne sa disparition), ont tenu à ne pas faire les choses à moitié. Si vous aimez le footwork, vous avez été servis : la paire n'a balancé que ça pendant son set, mis à part quelques incursions juke et drum'n'bass. À un niveau de volume surpuissant pour l'heure, sans compter les breaks acid, les "fuck" lâchés tous les trois mots et les casquettes à l'envers. De la vraie bonne électro de gangsters survoltés... à l'heure du thé.

Plan bouffe 

Autant être honnête: c'était très compliqué d'atteindre les petits stands de nourriture situés à côté de la scène électro ou à l'entrée du festival. Les files d'attente, que ce soit pour un sachet de popcorn ou un passage aux toilettes, rappelaient celles de la Sécu un samedi matin. Alors forcément, après avoir patienté une heure, le festivalier moyen se transforme en ogre avalant tout et n'importe quoi. Dommage, parce que ça avait l'air très bon sur le papier, mais un thiebou dien poulet (plat traditionnel sénégalais, peut-être le repas le plus "consistant" proposé sur le festival) se faisait avaler en deux minutes. Idée pour la prochaine : proposer au moins quelques échoppes plus normcore dans l'esprit (tout en restant bio), qui proposent des produits basiques mais rapidement préparés pour ceux dont la faim dépasse l'entendement.

Niveau dégaines

Vous vous attendiez à du bobo au chino retroussé et de la hippie chic à couronne à fleurs ? Vous avez été servis. On imagine que les plus réfractaires au côté "looké" de We Love Green ne se sont pas sentis forcément à l'aise au sein de cette faune mélomane et branchée, mais force est de constater que ça change du combo jean-baskets-hoodie du festivalier moyen, et que ce mélange de looks et de couleurs est assez appréciable.

Petite sieste ?

Comme toujours, Green Room Session vous fait partager des expériences pas piquées des hannetons en festival. Ce coup-ci, la Green Room proposait de quoi siester en bonne et due forme ! Rendez-vous à Solidays pour la suite des événements...

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