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Radiohead: Everything in its wrong place?

Radiohead: Everything in its wrong place?

La tradition veut qu’un groupe, passé le cinquième studio, se fasse tomber dessus à bras raccourcis par les fans d’hier, tous reconvertis en haters déçus que le dit groupe ne soit plus capable de pondre – au hasard – un Karma Police ou un Creep comme au bon vieux temps. Cette histoire, c’est peu celle de Radiohead ; un groupe désormais culte qui comme U2 ou Coldplay doit désormais lutter contre sa propre discographie pour rester à flot. La dernière preuve en date, ce fut la sortie mitigée du dernier « King Of Limbs » dont la sortie en catimini et surtout l’absence complète de refrains entêtants ont fait du retour des rockeurs d’Oxford un quasi non événement. Après un come back réussi en 2007 avec le merveilleux « In Rainbows », de quoi se gratter la tête au point de se demander si Thom Yorke n’a pas souhaiter appliquer à lui-même ce qu’il chantait tristement sur « Kid A » : how to disappear completely, mode d’emploi.

Mais que les fans se rassurent, Radiohead reste en dépit des craintes une machine de guerre en live. En atteste la tournée mondiale dans laquelle le groupe s’est engagé en 2012, qui les verra d’ailleurs passer par la France les 10 et 11 juillet. Pour les retardataires, inutile de transpirer nerveusement, c’est déjà complet. Pour les millions de fidèles que Radiohead parvient encore à mobiliser, le groupe a d’ailleurs récemment joué deux inédits en ouverture de sa tournée américaine, à Miami. Nommés Identikit et Cut a hole, les deux morceaux peinent à convaincre, laissant apparaître au grand jour un manque flagrant d’inspiration et une orientation uneasy listening avec un Thom Yorke seul aux commandes d’un bateau quelque peu rouillé. Jadis fer de lance des mélodies complexes, le guitariste Jonny Greenwood semble désormais aux abonnés absents et Phil Selbay – le batteur – guère plus inspiré derrière ses futs. Où sont donc passées les chansons, qu’est donc devenu le chanteur possédé qui parvenait à électriser les foules du haut de sa voix perchée ? On vous laisse juger des inédits ci-dessous, en souhaitant néanmoins à Thom Yorke une carrière solo aussi riche que celle de Paul McCartney, le jour où il se décida enfin à annoncer la séparation des Beatles. Comprenne qui pourra…

 

http://radiohead.com