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Electric Guest : L’invité de l’année ?

Electric Guest : L’invité de l’année ?

A l’inverse d’une tripotée de groupes américains qu’on n’aimerait pas forcément inviter chez soi, même pas sorti que le premier disque d’Electric Guest agite déjà les diners en ville et la blogosphère, jamais en retard pour défricher les terrains vierges. Mais à l’inverse, encore une fois, de nombreux groupes dont on vante les mérites sans même avoir écouté les chansons, celles du duo ont de quoi exciter les amateurs de pop réglée comme du papier à musique.

Il faut dire que « Mondo » possède un paquet d’atouts. Son producteur pour commencer : Brian Burton. Mieux connu sous le nom de Danger Mouse, un homme à tout faire qui a su révolutionner la pop des années 2000 avec Gnarls Barkley ou Gorillaz. Un couteau suisse à voir comme un Phil Spector 2.0, également auteur du projet Broken Bells auquel Electric Guest ressemble autant qu’un petit cousin prometteur. Quant aux deux californiens, ils doivent leur nom à une anecdote singulière. Asa Taccone, auteur et chanteur du groupe, explique : « quand je me suis fait virer du lycée, j’ai commencé à trainer dans un Dunkin Donuets, il y avait une fille un peu plus âgée qui travaillait là, c’était une freaks comme moi, elle était branchée par des trucs new age et métaphysiques. Avant mon départ elle m’a dit de ne jamais oublier que j’étais un electric guest de l’univers, ça m’est resté ». Ne pas croire pour autant que la nouvelle sensation ne propose que de la poudre aux yeux. Certains titres comme Holes ressemble à du Jackson 5 en orbite, d’autres comme le single American Day Dream sentent bon le flower power des 60’s et le battage médiatique qui entoure cet objet bien identifié est pour une fois mérité. A découvrir le 1er mars à la Boule noire ou sur disque en avril. Be their guest !

Electric Guest // « Mondo » // Because (sortie le 23 avril)

http://electricguest.com/