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Drake clash Jay-Z dans son dernier morceau (encore)

Drake clash Jay-Z dans son dernier morceau (encore)

Quand Drake sample Lauryn Hill et tacle Jennifer Lawrence, Chance The Rapper et surtout Jay-Z, on ne peut s'empêcher de sourire d'un air sadique: découvrez "Draft Day".

Jay-Z l'avait un peu cherché. Il y a quinze jours, Mr. Carter avait posé un freestyle sur "We Made It", une reprise de Drake par Jay Electronica (morceau qui était déjà la reprise d'un titre de Soulja Boy, tout le monde suit?). Jay-Z ne s'est pas trop gêné pour tacler Drake à coup de « Désolé Miss Drizzy de parler autant d’art / Je suis idiot de rapper au sujet de m… que j’ai vraiment achetées / Alors que ces rappeurs rappent au sujet de flingues qu’ils n’ont pas utilisés ou de d’autres m… idiotes qu’ils n’ont pas ». Ce "Miss Drizzy" (ah, le "mademoiselle" ou "madame" comme insulte... Du haut niveau) intervenait après que Drake ait reproché à Jay-Z d'être devenu snob et de ne parler que d'art dans ses chansons. 

Le retour de bâton n'a pas tardé! Dans son dernier morceau "Draft Day", Drake ne se contente pas de sampler le "Doo Wop (That Thing)" de Lauryn Hill: il relance la machine à clash, comme le décrypte Booska-p.com. Avec "Just hits, no misses, that's for the married folk", soit "Que des hits, pas de ratés, c'est pour les gens mariés.", Drake reprend le fameux mot "miss" pour charrier Jay-Z sur son statut d'homme marié. Il parle aussi du fait qu'on lui est tombé dessus alors qu'il n'était pas "en ville", sachant que "We Made It" par Jay-Z est sorti pendant que Drake était en tournée. Enfin, et c'est la référence la plus claire, le Canadien conclut son morceau par "I left some beat at the end so that all of you fuck niggas could loop it and get your lies off", traduit "J'ai laissé l'instru à la fin pour que tout les enfoirés comme vous, puissent sampler le beat et balancer vos mythos", référence directe à la reprise de "We Made It". 

Chance The Rapper en prend aussi pour son grade: "If I’d leave this shit to chance, I’da picked a name like Chance the Rapper", qu'on traduirait poliment par "si je m'en étais remis à la chance, j'aurais choisi un nom comme Chance The Rapper", comme si ce dernier avait seulement beaucoup de bol d'être où il est et pas de talent. Malgré le "no offense" à la phrase suivante, on n'aurait pas aimé. 

Quant à Jennifer Lawrence qui n'a rien demandé à personne, Drake assure qu'il a connu les Hunger Game dans la vraie vie, qu'il serait mort pour son quartier, et que l'actrice ne "peut pas comprendre". Ah bon. Pour rappel, Aubrey Drake Graham a été élevé par sa mère, éducatrice, dans un quartier tranquille et résidentiel de Toronto (ce décalage entre discours et origines sociales a d'ailleurs été dénoncé par plus tard que la semaine dernière). 

Bon, au milieu de toute cette camaraderie et de cette ambiance digne d'une cour de récré de CE2, il y a quand même un morceau en écoute et en téléchargement: