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Jack White : Une vie après les White Stripes

Jack White : Une vie après les White Stripes

Cela fera bientôt dix ans que Seven Nation Army est devenu un hymne planétaire, l’une de ces chansons à avoir marqué les années 2000, qu’on soit dans un stade de foot, un mariage ou dans une salle de concert chauffée à blanc. Et les White Stripes, justement, ont su en seulement quelques disques s’imposer comme le duo qui comptait dans une décennie où l’on se sentait souvent seul.

Homme orchestre

Son divorce – musical – d’avec Meg White étant largement consommé et le groupe ayant annoncé sa séparation voilà un an, Jack n’a pas pour autant débranché les amplis. En moins de temps qu’il n’en faut pour faire ses cartons quand votre ex vous met à la porte, Jack a enchainé les projets, les featurings et les collaborations, façon peut-être d’oublier que sa première histoire d’amour resterait la plus belle, parce que les White Stripes resterait à jamais sa première fois. Et donc, plutôt que de s’éventrer Black Jack a décidé de fonder son propre label (Third Man Records), de créer un super groupe éphémère (The Dead Weather avec Alison Mosshart de The Kills) et de tuer le restant de son temps libre avec d’autres projets parallèles (The Raconteurs, son featuring avec Danger Mouse sur « Rome »). Autant dire que depuis la fin des White Stripes, Jack White donnait surtout l’impression d’enchainer les coups à trois bandes.

« Love interruption »

Fraichement divorcé – décidément ça devient une habitude – du mannequin britannique Karen Elson, Jack White s’est finalement décidé à revenir aux affaires avec un premier disque solo nommé « Blunderbuss », à  paraître le 24 avril sur son propre label. Un titre au nom éloquent qui montre bien l’envie du boulimique de faire table rase du passé, des chanteuses et des projets fourre-tout où il s’était un peu empêtré, il faut bien le dire. Le titre, déjà disponible sur le site officiel, s’avère de bon augure pour en finir avec la dispersion du cowboy. A cheval entre blues et pop, Love interruption permet d’entendre une voix féminine, inconnue au bataillon. S’agirait-il d’un nouveau cœur à prendre ? Réponse le 24 avril avec le premier solo du lonesome cowboy.

Jack White // « Blunderbuss » // Third Man (Columbia)

http://thirdmanrecords.com/