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Album de la semaine: MØ - No Mythologies To Follow

Album de la semaine: MØ - No Mythologies To Follow

Entre pop ultra-accessible et arrangements moins communs, la Danoise MØ signe un très bon premier album, No Mythologies To Follow. Chronique et écoute.

Il y a presqu'un an, on vous parlait déjà de MØ sur Green Room Session. Elle faisait partie de ces filles qui déringardisent l'electro-pop, et était décrite comme la relève de Lykke Li et une alternative à Grimes, rien que ça. Un premier album plus tard, et on peut se la péter car on avait raison: Karen Ørsted, alias MØ, réussit son coup avec son premier album solo, No Mythologies To Follow. 

"Mooer", "Mo", "Moo", la Danoise de 25 ans se moque royalement de la prononciation de son nom, avoue avoir commencé à chanter en anglais car fan des Spice Girls (elle a d'ailleurs fait une reprise du titre "Say You'll Be There"), et a abandonné le rap parce qu'elle était "vraiment trop mauvaise". Honnête, et loin du star-system. Pourtant, sa pop a tout ce qu'il faut d'efficace et invoque aussi bien Lana Del Rey que Foals. Un mélange qui peut être perturbant, MØ s'amusant à briser les frontières entre musique indé et tubes mainstream, elle qui s'est fait connaître dans le duo electro-punk-féministe Mor.

L'excellent "Pilgrim", une collab' avec Diplo, production très moderne signée Ronni Vindahl (samplé sur "Bitch Don't Kill My Vibe" de Kendrick Lamar) et pas moins de vingt titres sont présents sur l'album (ok, on triche un peu, et c'est le seul reproche à faire à ce disque: seuls 5 titres sont totalement inconnus). Mais une chose est sûre, MØ signe un album dans la continuité de son EP Bikini Daze, où pop guillerette se confronte à des paroles tristes de cœurs brisés. 

Le plus étonnant dans l'histoire, c'est que la voix de Karen Ørsted se fond merveilleusement bien dans les productions de Ronni Vindahl alors que les deux ont travaillé... Par mail. Allez comprendre!