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Sébastien Tellier : Gare aux gourous ?

Sébastien Tellier : Gare aux gourous ?

Famille (« L’incroyable vérité »), politique (« Politics »), amour (« Sexuality ») et maintenant, dieu (« My God Is Blue ») : chaque album de Sébastien Tellier se base sur de grandes fondamentaux de l’humanité. Dernier en date, son « dieu bleu » est un mélange entre pop, secte et trip utopico baba qu’il envisage comme « une vraie chance pour l’humanité ».

Avant de déguster notre top 5 des musiciens ayant eux aussi vu la lumière  - avec plus ou moins de bonheur - jugez plutôt du retour en force de Tellier avec le premier clip publié hier sur la planète terre, à cheval entre Avatar et la secte Raëlienne !

 

John Lennon. En 1971, l’ancien Beatles pense que le peace and love peut sauver la planète, avec un peu d’imagination. Exit le look gourou (cheveux longs et barbe au diapason) et place au discours prophétique. Le 9 Décembre 1980, Mark David Chapman, pas de cet avis, fait taire à tout jamais Lennon à coups de calibre 38.

 

Polyphonic Spree. Dallas, 1999. Tim Delaughter créé le groupe Polyphonic Spree. Soit une vingtaine de choristes en toge blanche louant la grandeur de la pop symphonique. Dix ans  et trois albums plus tard,  ils ont troqué les toges pour des tenues de combat noires avec un cœur blanc et une croix rouge (symbole de premiers soins dans de nombreux pays). Mais surtout, ils se font fait un fan de première, Mr David Bowie himself. Qui les a d’ailleurs emmené avec lui lors de son Reality Tour. Les images valent mieux qu’un long discours…

 

Sufjan Stevens. Gratouilleur de banjo et compositeur hors pair d’une pop folk grandiloquente, donnant des noms d’états américains à ses albums, le jeune Sufjan Stevens voit sa vie dérailler en 2009 : il se chope un méchant virus, se tape une crise existentialo artistique et accouche d’un EP XL, « All Delighted People »  qu’il ira défendre sur scène avec une paire d’ailes dans le dos et des zicos habillés en fluo. Flippant, mais très beau.

Sunn O))). Ricains pure souche, Stephen O’Malley et Greg Anderson, pionniers du drone metal, montent sur scène depuis plus de dix ans planqués dans de grandes capes à capuche. Ca fait du bruit, ça fait peur, et c’est hype. Attention, frisson.

Beach Boys. Le cerveau phagocyté par le tristement célèbre Charles Manson, qui ira jusqu’à s’installer chez eux, les Beach Boys, et plus particulièrement Dennis Wilson, le batteur, enregistrent Never Learn Not To Love, cover de Cease To Exist, chanson écrite par Manson. Bad karma.