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"Une soirée Blank restera a priori un moment unique dans votre parcours de clubber"

"Une soirée Blank restera a priori un moment unique dans votre parcours de clubber"

À quelques jours de la prochaine soirée Blank consacrée au label Circus Company, nous avons donné la parole à Valentin Joliff, directeur artistique de la structure. Il sait nous donner envie, le bougre.

 

Pour ceux qui ne te connaissent pas, pourrais-tu définir ton rôle au sein de Blank ?

Je me suis associé à Jérémie, le créateur du collectif Die Nacht, au moment de la création de Blank. Je m'occupe avec lui de la production de nos événements, notamment de la recherche de lieux, et je travaille aussi sur l'artistique, le booking d'artistes, et aussi la scénographie.

 

Tu faisais quoi avant de travailler sur Blank ?

Je bossais sur des projets en freelance, et j'ai été à ce titre directeur artistique chez Die Nacht pendant deux ans, succédant ainsi à Olibusta qui est parti vivre en Australie. On a donc déjà fait une quinzaine de teufs ensemble sur cette période avant de réellement s'associer pour Blank. C'est avant tout notre aventure humaine qui nous a poussé dans cette direction : Jérémie voulait faire évoluer Die Nacht, j'avais envie de monter ma propre structure, donc nous nous sommes lancés.

 

Qu'est-ce qui t'attirait dans le "concept" Die Nacht à la base ?

Je m'y retrouvais pas mal en tant que clubber parisien, qui sortait tout le temps aux mêmes endroits, pour voir les mêmes artistes, sans trop de possibilité d'expérimenter autre chose. Die Nacht sortait vraiment du cadre du clubbing traditionnel, et ça me plaisait beaucoup de pouvoir y apporter quelque chose, tant en termes de lieux qu'au niveau artistique. J'ai toujours été fondu de musique, évidemment. Du coup, associer toutes mes passions personnelles pour fonder un projet professionnel, c'est ce qui m'a motivé.

 

Quel est le point de départ originel d'une soirée comme celle-là ?

Le point de départ est souvent le même pour chaque soirée : c'est le lieu. Nous sommes toujours en recherche de lieux, et nous fouillons partout, c'est ce qu'il y a de plus difficile à débloquer dans l'élaboration de la soirée. Ensuite seulement viennent les idées de collaboration avec des artistes ou des labels. Pour la petite histoire, nous avions prévu de faire jouer dOP depuis un bail, puis nous avions discuté avec le manager de Circus Company pour faire quelque chose de plus global, qui met en avant l'identité du label. Vu que la soirée Die Nacht à l'aéroport du Bourget avait très bien marché, qu'il y avait possibilité d'y retourner et que tous les artistes du label étaient dispo, nous avons décidé de lier les deux. Mais nous ne nous occupons pas d'artistique avant d'être sûrs d'avoir un lieu avec lequel on va pouvoir travailler.

 

Vos interlocuteurs au Bourget ont donc apprécié votre premier événement là-bas ?

Cela a été très long à mettre en place, environ un an pour avoir l'aval de toutes les personnes concernées. Il fallait qu'ils étudient le projet en interne, nous avons du les rassurer, ce qui est normal, car ils ne sont pas habitués à héberger des événements de ce type, ni avec ce genre de public. On leur a donc montré des vidéos, ils sont venus à une soirée, on a beaucoup discuté, et ils ont bien voulu faire un essai avec nous. Ça s'est super bien passé, il n'y a eu aucun problème dans le déroulement, on les a donc revus rapidement et ils nous ont proposé de travailler avec nous sur une nouvelle date. Vu la teneur du lieu et l'entente cordiale qui s'était installée, nous avons remis ça sans hésiter !

 

Pensez-vous être rendus à un point où la force de vos soirées se suffit à elle-même, en dehors de la programmation ?

Die Nacht se suffisait vraiment à lui-même, oui, parce que nous avons été les premiers à proposer ce genre de fêtes à Paris. Il y a eu une grosse mouvance Berlin à la fin des années 2000, tout le monde aimait bien faire la fête là-bas dans des lieux parfois insolites, il y a donc eu une réponse positive des clubbers quand nous avons lancé nos soirées, qui pouvaient se rapprocher de ce genre d'expériences dans un cadre parisien. À ce moment-là, les gens venaient sans doute davantage pour le cadre que pour les DJ's. Aujourd'hui, beaucoup de collectifs, et certaines boîtes également, s'y sont mis. Beaucoup le font bien, d'autres moins, mais l'offre s'est en tout cas considérablement agrandie, et nous sommes amenés à renforcer davantage nos propositions d'une programmation plus solide. Le concept ne se suffit plus à lui-même, il faut aller plus loin.

 

Quelles sont vos relations avec les autres grands collectifs de la nuit parisienne ?

Il y en a avec qui on s'entend très bien, et avec qui on aimerait collaborer, nous prévoyons des choses dans ce sens-là dans le courant de l'année. Avec certains autres, les relations sont moins cordiales, mais j'imagine que c'est inévitable lorsqu'un certain côté "business" s'en mêle... Mais en règle générale, on essaie d'avoir de bonnes relations avec tout le monde, et on se soutient mutuellement. Les jeunes collectifs, type Sonotown / 75021, font vraiment des trucs cool, les qualités de We Love et de Concrete ne sont plus à démontrer... Chacun à son petit truc à apporter, et c'est bien l'essentiel. Nous ne sommes en guerre avec personne. Les acteurs avec lesquelles les relations sont le plus complexes sont probablement les clubs, qui sont davantage sur la défensive par rapport à cette mouvance.

 

L'étape supérieure dont vous avez parlé lorsque vous avez créé Blank en lieu et place de Die Nacht, c'est quoi ?

Die Nacht était un projet associatif. Blank est une vraie boîte, qui va nous permettre de faire des événements avec plus de monde, avec de plus gros moyens, en allant chercher des marques avec lesquelles travailler... Avant, on bossait avec nos propres moyens humains, là on veut essayer de rendre le truc plus professionnel, en faisant appel à des vrais prestataires pour la scénographie, pour offrir un meilleur son... Les lieux resteront dans la même vague que Die Nacht, parce que c'est ça qui nous passionne, on veut juste amener ce concept à un niveau supérieur en termes de capacités, de fréquence et de qualité.

 

Vous avez des concepts de soirées "fantasmés" dans l'agglomération parisienne, qui n'ont qu'une infime chance de voir le jour ?

Il y avait un lieu qu'on a longtemps fantasmé et qu'on a finalement réussi à obtenir... Je ne peux pas t'en dire plus, mais tu peux déjà noter la date : ça sera le 19 avril. C'est un endroit assez extraordinaire, historiquement, visuellement et de par son activité première. On bosse sur ce projet depuis longtemps, et quand ça se débloque, ça nous fait vraiment du bien. Le Bourget était aussi un grand rêve de Jérémie, qui est fan absolu d'aviation. Et on en a évidemment plein d'autres en tête, mais on ne va pas tout te dire...

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Peut-on imaginer Blank investir d'autres domaines artistiques que le clubbing un jour ?

Pourquoi pas, on nous a déjà fait quelques propositions dans ce sens récemment. On pourrait imaginer faire quelque chose avec la ville de Paris, développer des activités qui sont liées à l'art en général... On aimerait bien partir sur des appels d'offres pour mettre notre savoir-faire de production "club" au service d'autres domaines. Et nous allons a priori développer une agence de booking, aussi, c'est quelque chose qui me tient à cœur.

 

Vous avez pensé aux grands espaces du territoire français et de ses autres villes ?

Pour l'instant, nous n'avons pas encore réfléchi à faire quelque chose en dehors de l'Ile-de-France, pour la simple raison que nous sommes de Paris et nous avons logiquement pensé à développer notre concept autour de cette ville au départ. Mais nous sommes archi-ouverts à cette idée, proposer des soirées Blank en Corse ou en Bretagne pourrait évidemment nous plaire. On peut même réfléchir à l'Europe, pourquoi pas bosser avec des festivals européens ? Dans tous les cas, même si notre activité actuelle nous occupe bien, nous sommes prêts à réfléchir à n'importe quel projet tant qu'il nous stimule.

 

Une phrase de fin pour ceux qui n'ont jamais mis les pieds dans une Blank ou une Die Nacht et qui hésitent à sauter le pas ?

Quoi qu'il advienne, vous allez voir quelque chose que vous n'avez jamais vu de votre vie, et cela restera a priori un moment unique dans votre parcours de clubber. Et même si passer le périphérique est un peu plus compliqué que de prendre le métro, il faut venir voir ce qu'on a à vous offrir !

 

Blank présente Circus Company Showcase

22:00 - 06:00

Vendredi 14 février - Aéroport du Bourget

Préventes sur blankparis.com

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