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Frank Ocean poursuivi pour l'utilisation illégale d'un sample

Frank Ocean poursuivi pour l'utilisation illégale d'un sample

C’est une histoire vieille comme le hip-hop qui se répète avec Frank Ocean.

Le crooner r’n’b Frank Ocean est donc accusé d’avoir samplé un titre de Mary J Blige illégalement, c’est à dire sans s’acquitter des droits. On le sait, la culture du sample fait partie intégrante du hip-hop, du r’n’b et - dans une mesure différente - des musiques électroniques. Il y a quelques mois, c’était Jay-Z qui était accusé une fois encore d’avoir samplé un titre sans autorisation. On entend en effet "Hook & Sling" du jazzman Eddie Bo sur "Run This Town" sur lequel apparaissent Rihanna et Kanye West. Le label TufAmerica avait d’ailleurs décidé de porter plainte. Même son de cloche pour Kanye West qui a "oublié" de clearer "Bound" des Ponderosa Twins Plus One.

Aujourd’hui, on a le droit a un véritable Inception du sample. En effet TufAmerica, encore une fois, poursuit Vivendi et Universal pour l’utilisation illégale de "Real Love" de Mary J. Blige par Frank Ocean. Vous vous demandez pourquoi c’est ce label qui attaque Vivendi et Universal alors que le titre appartient à Uptown et MCA ? Tout simplement parce que Mary J. Blige avait elle même samplé "Impeach the President" de The Honey Drippers. TufAmerica estime donc posséder 3,15% du sample utilisé par Frank Ocean. Le chiffre pourrait paraître dérisoire mais il est à mettre en corrélation avec le nombre de ventes et de passages radio et télé du titre (c’est ainsi que sont en partie calculés les droits d’auteur et autres Copyright). Autant vous dire que ça grimpe vite !

Pour vous faire une idée et comparer, voici les morceaux sus-cités. Et pour en savoir plus sur les samples les plus utilisés de l’histoire c’est par ici ! On espère que toutes ces pointures, entourées et conseillées par des armées d’avocats, penseront à demander les droits avant la prochaine fois. Mais que serait l’histoire du hip-hop sans ses histoires de samples ?