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Amy Winehouse : Lioness : Hidden Treasures

Amy Winehouse : Lioness : Hidden Treasures

Our Day Will Come : l’ouverture du disque posthume d’Amy Winehouse ne manque pas d’ironie.  Malgré tout, Noël oblige, on se demande bien ce qu’Island Records nous réserve comme cadeau, après cette entrée en matière reggae un peu molle du genou. Mais de ces « trésors cachés », il ne faudra pas attendre trop d’éblouissements. Ok, on pourra danser un slow langoureux pour de vrai sur Between The Cheats, le visage coloré par les guirlandes lumineuses du sapin. Et enchaîner sur Tears Dry, même si, depuis sa mort, pas sûr que tout le monde ait rangé ses mouchoirs. Car une armée de cuivres ne nous rendra pas la dame à la choucroute.

 

Amy pour la vie ?

 

Du coup, on pleurnichera à l’aise sur le sirupeux Will You Still Love Me Tomorrow, avant de retrouver l’Amy qu’on aimait, sur Like Smoke, en featuring avec Nas , fils du très New Orleans guitariste Olu Dara avant de devenir le rappeur que l’on sait. Bon, arrivé là, la dinde brûle au four, tout le monde sanglotte dans le salon et aimerait bien Back To Black. Au lieu de ça, la miss renverse le dessert sur une reprise dispensable de Girl From Ipanema, égare son groove sur Valerie mais se fait quand même pardonner avec Wake Up Alone, rappelant qu’au pays de la soul, si elle n’avait rien inventé, chanter avec ses tripes suffisait à faire la différence. De quoi rester de marbre à l’écoute de la très passable Best Friends avant, une fois encore, de sécher ses larmes sur son duo à l’ancienne avec Tony Bennett.  Oui c’est ça, Amy était une chanteuse à l’ancienne. N’empêche, on n’aurait pas voulu avoir à déballer ce dernier cadeau si tôt.

 

R.V

 

Amy Winehouse // Lioness : Hidden Treasures // Island Records (Universal)