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Izia : So much trouble

Izia : So much trouble

Janis Joplin et Skunk Anansie sont dans un bateau, tout l’monde tombe à l’eau, qu’est-ce qui reste ? Leur fille spirituelle. Rajoutons une vie de bohème avec un papa connu (Jacques Higelin, pour les coupés du Wi-Fi), un soupçon de Led Zeppelin et nous obtenons une jeune fille de 21 ans porté par un backing band très seventies. Mais Izia a-t-elle encore vraiment besoin qu’on fasse les présentations ? Depuis ses « putain » à répétition aux victoires de la musique 2010 (album pop/rock de l'année et révélation scénique), la France connaît son inclinaison à hurler sa rage en english sur des riffs (hard) rock. La voilà d’ailleurs qui remet ça, avec « So Much Trouble ».

 

Izia listening ?

 

Pas de grand bouleversement depuis son premier opus : Izia crie toujours aussi fort et derrière, Sébastien Hoog (guitare coupante), Arnaud François (basse épaisse) et Grégory Jacques (batterie tambour) envoie du binaire rageur que n’aurait pas renié son papal voilà 30 ans. Le résultat s’appelle par exemple Baby, Your Love Is A Gift et I Can Danse. Et au bout d’un moment, même sentiment qu’avec son premier disque : les oreilles finissent par (se) décrocher. Fort heureusement, ces jeunes gens ont la bonne idée de lever le pied à la moitié du disque. Un virage amorcé avec Penicilline, qui pourrait bien être le meilleur morceau de « So Much Trouble ». Jolie mélodie, chant plus « doux » et surtout, plus nuancé : Izia semble avoir compris qu’on n’a pas forcément besoin de brailler pour se faire entendre. Même topo avec That Night, âpre et intense, résolument rock. Encore plus surprenant, le très Garbage She. Bref, Izia lève (un peu) le pied, sans changer de carburant : la rage de ses 20 ans. Souhaitons lui la même carrière qu'à la Joplin, sans son destin tragique.

Izia // So much trouble // Universal

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