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Mr Oizo : Stade2

Mr Oizo : Stade2

De sa collaboration avec ses confrères de label (SebastiAn, Justice) et autres Sébastien Tellier, on pouvait attendre un album pour le dancefloor, très mélodique. Raté, ça c’était pour les B.O.F de ses propres films, “Steak” et de “Rubber”. Avant cela, les premiers albums faisait joujou avec du hip-hop et de la house malmenés par des enveloppes de son sûrement captés sur des transmissions entre deux aliens verts et baveux. Mr Oizo c’était le grand huit où on finissait projeté en l’air sans garanti du lieu ou de la douceur de l'atterrissage. On aimait être surpris, choqué, malmené. "Quitte à piétiner la médiocrité ambiante, autant être bête et méchant" nous disait-il à grands renforts de samples massacrés et de plans fixes sur des scènes absurdes. Un cran plus loin Oizo gazouille une série de bidouillages. L’abstraction mélodique (EDN) accouche d’une pile de samples enchainés (Douche Beat) évoquant un chapelet de téléphones portables de la décennie passée sonnant arythmiquement dans une pièce close. Décrochez!

Humeur maus(St)ade

Une peluche échappée du Muppet Show qui fume des saucisses Knacki, un pneu qui prend vie et tue télépatiquement, des animaux qui sortent en boite... l’univers de Quentin Dupieux peut tout se permettre sans que cela dénote. Y compris se flinguer ? Dupieux a toujours aimé détruire ce qu’il avait construit, passant allègrement de cinéaste à DJ dès que l’une des deux activités était reconnue. Pour y revenir une fois ré-oublié. Haut du podium, “Rubber” était un double succès, remarquable pour le spectateur comme pour le clubber.

H.P.

Mr Oizo // Stade 2 // Because

http://www.myspace.com/oizo3000