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Le top 5 des biopics musicaux à se mater sous la couette

Le top 5 des biopics musicaux à se mater sous la couette

Si le film des frères Cohen, Inside Llewyn Davis, est encore en salles, avouez que c’est quand même beaucoup plus sympa de mater un bon biopic musical sous sa couette plutôt que mal assis, les jambes engourdies et les fesses ankylosées. Découvrez donc nos suggestions de DVD à découvrir ou redécouvrir lors de vos longues soirées d’hiver… Et à recycler en idées cadeaux sous le sapin !

 

Control, d’Anton Corbijn

A 23 ans, Ian Curtis, leader du groupe Joy Division, décide de mettre fin à ses jours. Le film Control s’inspire de la biographie écrite par Deborah Curtis (la femme de Ian) et dépeint la vie torturée et le destin tragique du chanteur, emporté par le tourbillon de la gloire et l’accumulation de ses problèmes personnels.

Mariage précoce, crises d’épilepsie fréquentes, aventures extraconjugales, le spectateur plonge au cœur du quotidien de ce héros dépressif, interprété par l’excellent acteur Britannique Sam Riley. Première tentative de suicide, multiples effondrements sur scène, soif d’écriture de lyrics tourmentés, l’émotion croit crescendo, jusqu’à ce que l’artiste, épuisé d’être déchiré, abdique. Un drame en noir et blanc pudique et poignant qui ne vous laissera pas de marbre.

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Et si l’on peut regretter que les scènes de musique soient si peu nombreuses, ces dernières sont d’une qualité rare, magnifiées par le regard critique et connaisseur de Corbijn, fan de rock et de Joy Division.

 

Walk the Line, de James Mangold

Comment retranscrire en 2h10 30 ans de la vie d’un des plus grands chanteurs de country-rock Américain ? C’est le défi qu’a brillamment relevé James Mangold à travers son biopic sur Johnny Cash, même si les puristes et les fans du musicien ne manqueront pas de relever quelques ellipses et incohérences.

On suit le parcours d’un artiste (porté à l’écran par Joaquin Phoenix) qui a su surpasser ses accès de doutes et de colère, ainsi que sa dépendance à différentes substances illicites, pour finalement devenir une icône. Et quelle icône… Et comme derrière chaque grand homme se cache une femme, on découvre également l’importance dans sa vie qu’a eue l’artiste June Carter, jouée par Reese Witherspoon. Leur histoire d’amour passionnelle lui ayant permis de surmonter les moments les plus noirs de sa vie et de toujours trouver la grâce et l’équilibre qui, souvent, lui faisaient défaut.

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Pouvant être assimilé à une comédie musicale, Mangold ayant effectivement souhaité intégrer les chansons de Cash au récit, les paroles chantées devenant alors des dialogues clés du film, Walk The Line réussit son pari de nous replonger dans la nostalgie Cash. A la fin du film une seule envie ? Réécouter tous ses tubes !

Un regret ? Cash fut, jusqu’à son dernier jour, hanté par la mort. Un aspect négligé qui laisse place à une happy-end qui, de surcroit, ne sonne pas forcément très juste.

 

I'm Not There, de Todd Haynes

Dans ce biopic sur Bob Dylan, le réalisateur a décidé de faire jouer Dylan par six acteurs différents, de quoi se faire une idée assez précise de qui se cache derrière cet artiste polymorphe, aux multiples facettes…

Au fil du film, Dylan prend tour à tour l’apparence de Woody, un petit garçon noir de 11 ans rêvant d’indépendance, Arthur, un poète ermite un peu usé, Robbie, un comédien macho à Hollywood, Jude, un chanteur célèbre dans les années 60 ou encore Jack, un protest-singer droit dans ses bottes interprété par Christian Bale. Haynes pousse même le vice à faire jouer Dylan par une femme –Cate Blanchett- qui n’est pas sans évoquer son côté androgyne des mid-sixties. Bluffant et audacieux.

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Entre la vraie bio de Dylan, sa bio auto-inventée et sa bio telle que l’imagine Todd Haynes, le spectateur se perd, pour au final, mieux cerner qui est vraiment Dylan, chanteur à la carrière placée sous le signe de la réinvention perpétuelle de lui-même.

 

Last Days, de Gus Van Sant

Dans Last Days, Gus Van Sant a choisi de mettre en scène les dernières heures de la vie de Kurt Cobain et ce, avec beaucoup de distance, son héros n’étant jamais ouvertement décrit comme le chanteur de Nirvana. Dans le film, aucune mention officielle de Kurt ou de Nirvana, mais seulement des références et des intrusions.

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Si Michael Pitt joue à la perfection l’artiste grunge à la gueule d’ange et aux cheveux blonds, à l’écran il s'appelle Blake et son statut de rockstar n'est jamais explicite. Last Days n'est donc pas une biographie pure et dure, mais la supposition de ce que furent les dernières quarante-huit heures du chanteur, qui, à 27 ans, s'est tiré un coup de fusil dans la bouche, reclus dans une grande maison au milieu des bois.

Concernant la B.O, on trouve des titres chantés et écrits par Michael Pitt lui-même, en solo ou avec le groupe Pagoda ainsi que le morceau Electric Pen, des deux Sonic Youth, Kim Gordon et Thurston Moore.

 

The Rose, de Mark Rydell

A la fin des années 60, Rose est la plus grande chanteuse rock des États-Unis. Après un dernier concert dans sa ville natale, elle replonge dans la drogue et décide de faire une pause dans sa carrière.

Inspiré de la vie de Janis Joplin, le personnage de Rose est interprété par la géniale Bette Midler, vulgaire, culottée et attachante, dont la performance laisse le spectateur sans voix. La descente aux enfers de Janis Joplin y est dépeinte sobrement et personne d’autre qu’elle n’aurait pu mieux s’approprier le personnage de cette rockstar dépressive et cocaïnée.

Mention spéciale aux scènes de concert où, exceptionnellement, vous aurez droit de pousser la table du salon et de sortir de dessous votre plaid pour mieux vous déhancher ! Par contre, on vous prévient, prévoyez aussi les mouchoirs, il se peut que le morceau "Stay With Me" vous arrache quelques petites larmichettes…

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