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Trans Musicales : on a interviewé Surfing Leons dans un TGV

Trans Musicales : on a interviewé Surfing Leons dans un TGV

Le DJ/producteur belge, qui joue dans la Green Room des Trans Musicales, s'est échauffé d'une façon originale. Ça s'est passé comment ?

 

Bon, comment c’était de jouer dans un TGV ?

C'éait sympa, vraiment. C'est cool qu'une entreprise de transports propose ce genre de trucs pour les festivaliers et les journalistes qui veulent passer un premier moment fun avant d'entrer dans le coeur du festival. Et puis ça permet de voir les réactions des gens, de parler, j'ai par exemple croisé un mec de Bruxelles et j'ai découvert que j'avais des amis en commun avec lui pendant que je jouais... Le facteur humain est toujours super important pour moi, et du coup, c'est l'occase de jouer très, très près des gens.

 

Est-ce vraiment différent que de jouer en club ? Il y a des difficultés techniques à surmonter ?

On pourrait imaginer que les mouvements du train sont un peu handicapants, mais franchement, c'est cool, il n'y a pas de difficultés supplémentaires. Jouer en vinyle serait impossible, et j'imagine qu'un DJ qui joue sur CD peut risquer d'entendre sauter le son, mais j'étais avec ma clé USB, avec des morceaux déjà timecodés, j'avais la technique avec moi...

 

Le public était principalement composé de journalistes… Cela t’a fait envisager la chose différemment ?

Déjà, c'était surtout l'après-midi. Du coup, je me suis dit qu'il fallait que je passe davantage la musique que j'écoute le jour plutôt que celle que je joue d'habitude la nuit. J'ai tenté un peu de Hudson Mohawke, des choses de chez Pelican Fly, mais j'ai aussi senti qu'il y avait une attente de trucs qui envoient un peu plus, donc j'ai poussé un peu de gros son sur la fin. Après, jouer pour plusieurs milliers de personnes à Dour, et dans un TGV pour des pros, selon moi, c'est tout aussi appréciable, je ne suis pas du genre à être exigeant là-dessus. Si j'ai réussi à faire plaisir à une personne au moins, le pari est gagné et c'est l'essentiel.

 

Tu joues sur la scène Green Room des Trans Musicales. Es-tu déjà venu sur le festival ?

Oui, en tant que festivalier, c'était il y a presque 10 ans. J'ai une anecdote marrante à ce sujet, d'ailleurs. Je traînais avec les types des Inrocks avec lesquels je collaborais à l'époque, et j'accompagnais Switch, qui jouait ce soir là, il y avait aussi Diplo et Crookers dans le coin. Et j'ai fait le premier et dernier slam de ma vie ! Je me rappelle que personne ne m'a vraiment rattrapé et que je me suis ramassé par terre, il y a d'ailleurs une vidéo qui circule encore sur le Net, mais je ne te dirais pas comment la trouver (rires) !

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Tu vas essayer de profiter un peu du coin ce soir ?

Ouais, du coup je retrouve mes amis des Inrocks et des gens que je connais, et on va se faire une crêperie, parce que bon, c'est le truc à ne pas rater ici, non ?

 

Vu de chez toi, les Trans’, ça représente quoi au niveau de l’aura ?

En fait, ça me fait penser à un festival qui se déroule en Belgique, et qui s'appelle les Nuits Botanique. Ces deux festivals se ressemblent parce qu'ils ont la même envie de découverte, et on y croise toujours des trucs dingues. Ce soir, ici, je ne connais pas la moitié de la prog', et pour moi, c'est un gage de qualité venant de la part d'un tel festival !

 

Tu as prévu quoi dans ton DJ bag ?

Des trucs un peu plus engagés que ce que j'ai joué cet aprem, forcément. Pas mal de house, un peu de techno, des tracks à moi, ou des trucs sortis des cartons de mon label Forma.T, de quoi tenir deux heures bien au taquet a priori.

 

Comment se porte la scène belge en ce moment ?

Il y a ceux qui sont prophètes en leur pays et ceux qui s'exportent. Il y a les ténors, Stromae, 2 Many DJ's, Compuphonic et Netsky, qui, s'ils n'ont pas tous le même écho en France, sont tous importants chez nous. Je suis super content de voir un mec comme Stromae marcher, nous les Belges, on passe notre temps à s'excuser avant de parler, et là, c'est énorme pour notre fierté de voir ce qu'il réussit à faire, avec un truc plutôt pas mal en plus. Après, évidemment, il y a beaucoup de mecs dont on ne parle pas assez, comme GoldFFFinch, Lefto ou Columbo. On se connait tous, on est tous potes, et on est tous soudés pour faire bouger les choses dans le bon sens.

 

Au niveau de ton label Forma.T, quelles sont les nouvelles du front ? Des soirées en perspective ?

On fait une grosse soirée de nouvel an, avec Feadz, Folie Douce, Bad Dancer et moi, et on va enchaîner le 22 février avec les 8 ans du label, avec un énorme line-up qui réunira Rone, DJ Rashad, Om Unit, Brodinski... Le tout à Liège. On risque de faire pas mal la fête, donc.

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