JE RECHERCHE
Sébastien Tellier : En attendant sa sortie des studios...

Sébastien Tellier : En attendant sa sortie des studios...

Professionnel depuis mes débuts en 2000, je deviens célèbre huit ans plus tard mais ces derniers temps, le public ne m’a pas trop vu jouer, je porte de longs cheveux noirs et une épaisse barbe, je suis, je suis… Sébastien… Tellier. Retour sur une drôle de trajectoire, depuis la marge jusqu’aux spotlight, ces derniers se rallumant en mars prochain.

 

En 2001, personne ne connaît encore celui qui représentera la France à l’Eurovision sept ans plus tard. Ca n’empêche pas le jeune homme de tenter de sortir de l’ombre avec « L’incroyable vérité », OVNI musical aux pays des fromages, que son auteur conseille « d’écouter dans le noir ». Signé sur le label Record Makers, le disque navigue quelque part entre Air, Pink Floyd et Robert Wyatt. Trois ans plus tard, rebelote, avec « Politics », toujours inclassable mais plus accessible : succès d’estime et début de notoriété, notamment grâce à La ritournelle, qui se greffe dans plus d’une oreille.

 

Sexual Healing

 

Puis vient l’explosion « Sexuality », et ses 60 000 exemplaires vendus, ses synthés en érection, sa production signée Guy-Manuel de Homem Christo, moitié de Daft Punk et, last but not least, « sa fierté de représenter la France à l’Eurovision ». Qu’importe une 19e place sur 25 et son incroyable arrivée sur scène dans une voiture de golf, Sébastien Tellier est devenu bankable.

Sauf que depuis, hormis « Love Songs », resucée en forme de compile sortie cette année, c’est silence radio. Que l’hédoniste barbu s’apprête - enfin - à briser. Pas de titre, pas de cover, juste une date de sortie : mars 2012. Et le nom du producteur, Mr Flash. Première signature d’Ed Banger Records (label de Pedro Winter, pour ceux qui auraient passé les dix dernières années sur la Lune), en 2003, Gilles Bousquet, de son vrai nom, avait mis un grand coup de pied dans la fourmilière de la French Touch, avec son Radar Rider. Drôle de collaboration en vue donc, entre un producteur ayant notamment déjà bossé avec TTC et un Tellier jamais là où on l’attend. Qui expliquait il y a quelques années que ses disques « allaient de l’âge adulte vers l’enfance ». Vu comme ça, on verrait bien ce disque encore plus soft que le précédent, quelque part entre les plages synthétiques de Los Angeles et la moiteur des plages méditerranéennes. Anyway, réponse au printemps. La saison des amours.

 

R.V

http://www.sebastientellier.com/

Eurovision 2008 - Sébastien Tellier par Woodythefrench